vendredi 5 juin 2015

Les bisannuelles

C’est une plante qui fleurit deux fois dans l’année ou bien tous les deux ans ? bien que ce soit la seconde réponse qui se rapproche le plus de la réalité, il serait inexact, toutefois, d’en rester à cette définition. Les bisannuelles sont des plantes qui s’obtiennent à partir des semis, fleurissent arrivées à maturité et meurent immédiatement après la floraison.
Celle-ci est plus ou moins longue, plus ou moins tardive selon les espèces, mais débute toujours au printemps. D’une certaine façon, ce sont des plantes très voisines des annuelles qui, elle aussi, disparaissent après la floraison, au contraire des vivaces.
Les annuelles, cependant, ont un cycle végétatif très court qui tient sur une même année : semée en fin d’hiver, elles fleurissent les massifs de l’été et peuvent même commencer à apparaître en mai – juin : 6 à 9 mois de vie en moyenne.

Elles démarrent en été : Les bisannuelles ont une durée de vie plus longue, oscillant entre12 et 16 mois, qui se situe à cheval sur deux années du calendrier, d’où le terme de « bisannuelle ». Ces plantes se sèment donc à partir du début du mois de juin jusqu’en août … La germination est alors favorisée par une température ambiante chaude, un cycle de jours longs, à condition de maintenir une humidité suffisante par arrosage et d’ombrer pour que le jeune feuillage ne se dessèche pas. Les plantes ont théoriquement atteint la taille idéale, pour affronter l’hiver, lorsqu’elles sont mises en place à l’automne ; les plants semés trop tôt, s’ils sont très développés, souffriront de l’hiver, leurs jeunes rameaux étant très sensibles aux froid ; à l’opposé, ceux qui ont été semés trop tard ont du mal à vivre sur leurs réserves jusqu’au printemps. C’est pourquoi il est important de bien choisir la date du semis. L’optimum varie d’une espèce à l’autre, et sera indiqué pour chaque plante. Pour obtenir des plants vigoureux et trapus, il convient également également de bien espacer les graines. Les semis en ligne, plus propres et plus contrôlables, sont préférables à la méthode dite « à la volée ». Dès que les premières feuilles sortent, il faut éclaircir les pousses trop denses ; repiquer, au stade 3 feuilles, en laissant 8 à 10 cm entre les plants sur des rangs espacés de 20 à 25 cm : un seul repiquage en pépinière est en général suffisant.

La pensée. Une bisannuelle de début de printemps : (Viola tricolor hortensis) ou pensée, petite plante de 15 à 20 cm de haut, elle est cultivée pour la beauté de sa fleur… Et c’est bien pour cela que les horticulteurs en ont créé de toutes sortes. Il en en existe maintenant de toute les couleurs, unies, maculées de noir, vives ou pâles. Il est possible d’avoir des pensées de février à juin, à condition de les renouveler périodiquement. Elle s’accommode de toutes les expositions, c’est une excellente plante de ville, pour les jardinières et pour les petites bordures. Le semis se fait pendant l’été ; on repique en pépinière. Les plants peuvent y rester tout l’hiver et sont mis en place seulement quelques jours avant la floraison, même aux endroits qui sont à l’ombre toute la journée.

Les Eucalyptus

Cet arbre évoque immédiatement l’Australie, dont il est originaire et dont la quasi-totalité des surfaces forestières est recouverte. De nombreuses variétés ont été naturalisées dans certains pays à climat de type méditerranéen ou subtropical, mais toujours dans des zones à hiver doux.

Les Eucalyptus sont cultivés pour l’exploitation de leurs bois, en particulier pour la pâte à papier, pour l’extraction de cellulose, pour le bois de charpente et d’industrie, mais assez rarement pour le bois d’oeuvre ou de combustible. on utilise le produit de leurs feuilles en extrayant les huiles essentielles, médicinales et industrielles. Celles-ci sont aussi employées en parfumerie. L’écorce produit du tanin.

Les Eucalyptus ont été plantés, dès la fin du siècle dernier, dans la plupart des régions où ils sont pu s’adapter à la nature du sol et au climat, et principalement dans les endroits marécageux ; ce sont en effet des arbres qui absorbent une grande quantité d’eau. Ils contribuent ainsi à l’assainissement des terres en évitant une stagnation d’humidité propice au développement de parasites et de maladies telles que  » le paludisme « .
Culture et multiplication des Eucalyptus : Ces végétaux se multiplient par semis que l’on effectue en terrines en février – mars. Les graines sont à recouvrir très légèrement, et lorsque la plante possède 3 à 4 feuilles, il est bon d’effectuer un repiquage dans des godets. Jusqu’à l’année suivante la plante sera cultivée sous châssis ou en serre et l’on pratiquera la plantation à demeure à l’extérieur, en avril – mai de l’année suivante. La croissance extrêmement rapide de certaines espèces devra impliquer obligatoirement une mise en place dans des terrains profonds. ( vitesse de pousse de 1 à 2 m par an ). enfin, d’autres espèces prospèrent très bien en terrain marécageux et humides : c’est le cas d’eucalyptus globulus et d’E. robusta.
Emplois et utilisations des Eucalyptus : Les essences à croissance rapide seront très recherchées comme arbres forestiers pour effectuer du reboisement, ainsi que pour former des arbres d’alignement soit en bordure de voies, soit sur des mails. Certaines variétés seront précieuses pour assainir les zones marécageuses, et d’autres enfin seront employées en distillerie pour leur essence qui, une fois extraite, est très appréciée pour ses propriétés balsamiques. Des variétés à feuilles décoratives seront cultivées uniquement pour les compositions de bouquets floraux. Des essences à floraison abondante seront recherchées pour l’apiculture. D’une façon générale, les feuilles de l’arbre adulte sont différentes de celles des sujets plus jeunes. Dans les jardins méridionaux, l’Eucalyptus peut très bien remplacer le saule pleureur.

Principales espèces rustiques pour le littoral méditerranéen ou atlantique :
Eucalyptus globulus – E. camaldulensis – E. melliodora – E. polyanthemos – E. dabrympleana - E. mac arthuri – E. gunii – E. urnigera .

Les plantes bouches – trous : les sedums

Les sedums forment une grande famille de quelque 600 espèces vivaces ou annuelles, rustiques ou non, caduques ou persistantes, cultivées en intérieur ou en extérieur. Leur nom latin « vient du siège », ce qui veut dire qu’elles s’installent confortablement là où elles se trouvent, même sur des rochers ou des murets abrupts. on les retrouvent un peu partout sur le globe.

Certains sedums furent et sont encore considérés comme plantes comestibles; on les mange en salade (sedum album), et on les utilise comme plantes médicinales (sedum acre et sedum telephium).

La culture des sedums : Il existe peu de plantes aussi robustes et aussi peu exigeantes, dans la mesure où l’on sait choisir. Comme beaucoup d’autres crassulacées, les sedums s’adaptent à toutes natures de terre : sèches, sableuses, calcaires, brûlées par le soleil, en bord de mer, arides ou caillouteuses ; par contre, ils redoutent les terres humides, froides, collantes, mal drainées, et, paradoxalement, ils réagissent  très mal aux terres riches et fertiles où la nourriture est trop abondante. Il s’ensuit une sorte de dégénérescence, un feuillage mou et allongé, une floraison médiocre.

On met les sedums en place par beau temps, entre octobre et avril, en mélangeant beaucoup de sable à une terre trop lourde. Après floraison, laissez les inflorescences fanées sur la plante jusqu’au printemps suivant, elles s’arracheront facilement.
Les sedums ne redoutent qu’une maladie due à un excès d’humidité : la pourriture du collet ou des racines. pour cette raison, il est recommandé de recouvrir la surface de la terre d’une couche de petits gravillons, qui éviteront aux feuilles basses ou au tiges  rampantes d’être en contact avec une humidité stagnante, et qui par la même occasion, écarteront limaces et escargots.

La multiplication des sedums : La méthode la plus facile, économique et rapide, est le bouturage de tige, de 2 à 6-8 cm de long selon l’espèce, prélevées de mars à juillet. Les tiges placées en pépinière ou en pot, ne tarde guère.
Le semis s’effectue au printemps, sous châssis, en terrines, mais ne reproduit pas fidèlement les variétés. repiquez les jeunes plants le plus vite possible en caissette puis en godets. Placez-les à l’extérieur à l’automne ou au printemps suivant.

Les meilleurs sedums de jardin : sedum acre, sedum album, Sedum anacampseros, Sedum « autumn Joy », Sedum reflexum, Sedum roseum, sedum spectabile, sedum spurium.

L’iris du jardin

L’Iris, c’est une plante un peut à part … Sa fleur, populaire entre toute, a fleuri toutes sortes de jardins, pas toujours les plus beaux. Quelquefois, elle se contente même d’un talus de bord de route pour s’épanouir ; pourtant, elle reste encore empreinte de raffinement et sa fière allure garde toujours une note d’originalité.

L’iris, ce n’est pas la rose, ni l’orchidée, mais il a cependant ses admirateurs passionnés, ses adeptes pourrait-on dire. Ceux là guettent chaque année avec impatience la dernière création, le nouveau coloris : une nuance de rose entre le saumon et le rose vif ou un bleu outremer ; la curiosité : une fleur où la barbe sera rouge vif ; ou encore l’esthétisme : une parfaite harmonie entre la couronne de pétales jamais ouverte et les trois sépales retombants qui ne doivent jamais se laisser aller, mais rester bien obliques.

Iris du jardin : issu du croisement entre des espèces très anciennes telles que germanica, pallida, variegata, c’est le plus répandu et le plus connu. Devant la multitude d’hybrides, il est difficile de faire un choix; pour cela, il convient de s’aider des catalogues qui présentent en général la fleur… la première critère de sélection, totalement subjectif, est sans doute la couleur ; parmi toutes les nuances proposées, celui qui n’en trouverait pas une à son goût serait bien difficile.

Il y en a dans les tons purs, unis : blancs (Neige de Mai, Henry Shaw), roses (pink horizon, Esther Fay, One desire), bleu ciel (Pacific, panorama), outremar (Matinata ), jaunes (orange parade, Granada gold), ou brun (Vita fire). Il est impossible de tous les nommer, et les variétés se multiplient à l’infini, lorsque l’on considère les panachés où des stries de couleurs intenses se dessinent sur des fonds pastel, à moins que le violet ou le jaune viennent cercler les sépales de couleur claire.

Malgrès tout, on peut dire, sans exagération, que tous les iris donnent toujours satisfaction ; même si certains sont plus adaptés que d’autres à vos besoins, tous sont des plantes robustes, faciles à cultiver et pérennes, c’est à dire qu’elles profitent longtemps, presque indéfiniment lorsque l’on sait les entretenir.
L’entretien est simple : d’abord, il faut les planter à la bonne saison, c’est à dire pendant l’été ou encore au début de l’automne, lorsque la plante est au repos, après la floraison. Le terrain importe peu, à condition cependant qu’il ne soit pas très acide ni trop humide. L’idéal serait d’avoir un sol à tendance calcaire, très bien drainé, même plutôt sec, et une exposition très ensoleillée. C’est pourquoi il est parfois bon de chauler les plates-bandes qui recevront les iris et de réserver les terres plus riches et plus fraîches à d’autres cultures.

Le rhizome ne doit pas être enterré de plus de la moitié de son épaisseur ; il suffirait même de le plaquer au sol si les vents et les intempéries ne risquaient de venir le déchausser. L’Iris fleurit dès le printemps qui suit sa mise en place. son développement est si rapide qu’il faut diviser les touffes tous les trois ans environ. La multiplication a lieu en été au même moment que la plantation. Il suffit pour cela de déraciner les pieds, de supprimer alors les vieux rhizome pour ne laisser que les jeunes rejets dont la reprise est plus aisée. Une fois les pieds séparés, il faut les « raccourcir », c’est à dire supprimer un tiers à une moitié de la longueur des feuilles, puis les remettre en terre sans arrosage.

Plantation printanière des oignons à fleurs

Certains oignions à fleurs ont connu des moments prestigieux et ont coûté des fortunes. Moins onéreux aujourd’hui, ils n’en ont pas perdu pour autant leur charme et leur fantaisie. C’est pourquoi ils sont toujours très cultivés ; d’autant plus que, selon le choix des variétés, ils nous apportent leur floraison durant toute l’année- en appartement durant l’hiver, bien entendu.

Paradoxe dans des appellations et confusions à éviter : les bulbes de printemps (iris, anémone, jacinthe, narcisse,…), qui fleurissent de mars à mai, se plantent à l’automne ; au printemps, on plante les bulbes d’été, et en été ceux de l’automne. Autre point à éclaircir : l’appellation des bulbes. On applique le nom de bulbes non seulement aux bulbes vrais, qui comportent des écailles comme l’oignon potager, un bourgeon central et un plateau (narcisse, jacinthe,lis…), mais aussi à toute plante présentant une protubérance souterraine capable de production. Ainsi, les cormus, ou bulbes solides, qui n’ont pas d’écailles et sont en fait des rhizomes épaissis (glaïeul, crocus…) ; les rhizomes, qui sont des tiges souterraines charnues (iris, muguet,…) ; les tubercules – tiges (anémones, bégonia) et les tubercules – tiges (dahlia, renoncule,..). C’est pourquoi il ne faut pas s’étonner si nous classons l’iris et le dahlia parmi les bulbes.

Voici le moment de planter les bulbes printaniers à floraison estivale. Quels sont-ils ? D’abord et surtout le dahlia, le freesia, le glaïeul, le lis…
Comment les planter ? Leur plantation varie énormément selon les espèces. Il est donc important de les présenter un à un :
Le dahlia : sa plantation commence début avril. La profondeur varie selon les espèces naines ou hautes et va de 5 à 15 cm. Il demande une exposition très ensoleillée et craint la sécheresse. Les grands dahlias sont plantés en plates-bandes ; quant aux nains, ils trouvent leur place dans les massifs, les plates-bandes et les jardinières.

Le freesia : plantation à partir du  début mai à une profondeur double de son diamètre et à 5 cm en tous sens. Le freesia aime particulièrement les terrains humides et ensoleillés. Il peut se planter en bordure, en groupe d’une dizaine d’éléments, et en potées sur balcon et terrasse.

Le glaïeul : planter à partir du fin mars et progressivement jusqu’en mai pour étager la floraison en cas de culture de la fleur coupée. On le place dans les plates-bandes par groupes d’une dizaine d’unités de même coloris à 10 cm de profondeur et 15 cm d’écartement. En région venteuse, il faut envisager le tuteurage.

Le lis : c’est une plante « royale » mais délicate ; il craint l’humidité, redoute le vent. A planter de février à avril, avec un mélange de sable et de charbon de bois par groupes de 3 sujets au minimum à 12 cm de profondeur et 15 cm d’écartement. Il faut envisager un tuteurage pour les variétés hautes.

Plantes annuelles à semer au printemps

Agératum. Plante de 0.15 m à 0.40m de hauteur selon les variétés. Ramifiée en touffe, elle est surmontée par de nombreuses fleurs en forme de petits pompons bleu, blancs, violets ou rouge pourpre. Semis en mars – avril à chaud, repiquage à chaud ou sous châssis froid, mise en place en mai. On peut aussi semer en pépinière bien exposée, repiquage au même endroit, mise en place en mai – juin.

Arctotis. Plante pour terrains secs et ensoleillés, elle s’élève à 0.70 m. ses fleurs ont la forme de grandes marguerites aux couleurs pastel, rose, orange ou jaune. Il en existe une variété naine à grosses fleurs de 0.30 m de hauteur. Semis en mars – avril sous abris (châssis). Mise en place en mai.

Balsamine. Elle peut fleurir à mi-ombre ou en plein soleil. Ses fleurs sont doubles, aux coloris variés (du blanc au violet en passant par le rouge) et sont de longue durée. Semis en avril à chaud, repiquage à chaud et mise en place en mai. On peut aussi la semer en pépinière bien exposée et mise en place en mai – juin. Bien que pouvant fleurir en tout terrain, on leur donnera de préférence un sol riche. Distance de plantation de 0.40 m à 0.60 m de hauteur, et 0.30 m pour les espèces naines de 0.25 m.

Clarkia. N’hésitez pas à cultiver les clarkias pour égayer votre jardin. Qu’il s’agisse de clarkia élégante ou de clarkia gentille, ces plantes s’intégreront à vos plantations d’été et les variétés naines s’utiliseront en bordures ou en jardinières. Elles vivent au soleil ou à mi-ombre dans tous les sols. Les fleurs réparties de long des tiges sont simples ou doubles, de couleur blanche, rose saumon, rouge ou violette. La hauteur varie de 0.30 m pour clarkia gentille à 0.50 m pour clarkia élégante. Semis en place de mars à mai. Eclaircissage à 15 ou 20 cm entre chaque plant.

Impatiens. Plante très utile pour fleurir les endroits à l’ombre, exposés au nord, les cours privées de soleil. Elle peut aussi épanouir au soleil ses petites fleurs aux coloris variés, rose, blanc, saumon, vermillon, rouge, mauve, violet. De 0.10 m à 0.50 m de haut selon les races, elle viendra mieux en sol frais. Semis en mars – avril à chaud, repiquage sous abri à froid à 0.10 m de distance, mise en place en mai à 0.30 m de distance.

Pétunia. C’est une des plantes annuelles dont on a obtenu par croisement le plus grand nombre de variétés. Plantes naines, plantes élevées, plantes dressées ou retombantes à fleurs simples ou doubles, grandes ou petites dans une gamme très étendue de coloris et de formes. Elle trouve sa place sur la fenêtre, au balcon et dans le jardin où elle fleurit toute la saison dans un sol léger, humifère et en exposition claire et ensoleillée. Semis de mars à avril en caissette ou en terrine à l’abri sous châssis ou en serre. Repiquage en pépinière ou en pot. Mise en place en mai à 0,20 m et à 0,40 m pour celles à grand développement.

Sauge. Le rouge éclatant de la sauge est incomparable pour la composition des massifs de l’été. Les variétés naines de 0,15 m de hauteur servent à garnir les jardinières et à faire des bordures. Les sauges aiment le soleil et un sol fertile et frais. Semis à chaud en mars – avril. Repiquage à chaud en caissette. Mise en place en mai.

Autres annuelles à semer en printemps : Acroclinium, Adonide, Alysse odorant, Amarante crête-de-coq, Bégonia, Belle de jour, Campanule, Capucine, Célosie, Centaurée, Chrysanthèmes annuelles, Coréopsis, Cosmos, Dahlia, ficoïde tricolor, Gdétia, Ipomée – volubilis, Lobélia, Muflier, Oeillet d’inde, Pavot annuel, Phlox annuel, Pied – d’alouette annuel, Pois de senteur, Pourpier, Reine – marguerite, Rose d’inde, Souci, Zinnia.

Plantez des Hortensias

L’hortensia est l’un des plus belles plantes à floraison estivale apprécié non seulement pour l’abondance de ses fleurs mais aussi pour leur durée, facile à cultiver, demandant peu de soin, il refleurit chaque année. Considérée comme un végétal pour climats maritimes, cette plante frileuse se plait à l’ombre à exposition nord. Elle peut aussi vivre dans d’autres conditions aussi bien à l’ombre qu’au soleil, dans toute bonne terre de jardin non calcaire et sous tous les climats, moyennant quelques soins et lui choisissant l’endroit le plus favorable. Cette plante,qui porte le nom scientifique d’hydrangea.
C’est une plante intéressante pour sa floraison, mais aussi pour ses aptitudes à vivre dans des conditions particulières, là où très peu de plantes auraient pu se développer et fleurir. Sa durée de floraison est due au fait que la partie ornementale de l’inflorescence est composée de fleurs stériles, dont les sépales colorés se comportent comme des feuilles et verdissent même en fin de « floraison ». Cette floraison débute en juin et se poursuit jusqu’en octobre, selon la précocité des variétés.

La plantation : La plantation des hortensias se fait de novembre à mars ; c’est une plante servant à faire des massifs, des haies, placés le plus souvent à proximité de la maison. Ils sont plantés aux expositions nord-est et ouest. L’exposition sud près d’un mur leur est défavorable et abrège la floraison.
Certes, ils supportent le soleil, où ils prennent une meilleure coloration, mais sur des emplacements dégagés, aérés et où le degré d’humidité atmosphérique est assez élevé. Ils se portent bien au bord des pièces d’eau, le long des ruisseaux et, d’une façon générale, dans les sous-bois. On peut aussi les inclure dans les massifs de plantes de terre de bruyère en leur donnant suffisamment d’espace et de retrait par rapport aux autres plantes. Une tache, ou un massif, sera de préférence (selon les goûts), constituée par des plantes de la même variété.

Il n’est pas rare de rencontrer des hortensias isolés dans un jardin, ceux-ci étant pour la plupart, au départ, des potées fleuries d’intérieur. Pour les récupérer, après floraison en intérieur, les tiges doivent être rabattues à 10 ou 15 cm du sol, et la plante sortie de son pot est plantée, après que l’on ait vérifié si sa motte de terre est humide.
En cas de gel, protégez la souche par une couverture de feuilles sèches ou de tourbe. Si l’hortensia redoute le calcaire, il apprécie toute bonne terre de jardin, sa préférence allant aux terrains argilo-siliceux et fertiles, où il peut atteindre un grand développement.
Il est toujours possible de cultiver quelques hortensias dans un jardin même si le sol ne leur convient pas. Il suffit de changer la terre sur 40 à 50 cm de profondeur et de la remplacer par une bonne terre végétale non calcaire ou un mélange de terreau de feuilles et de terre de bruyère. La plantation en elle-même ne présente aucune difficulté ; il faut toutefois s’assurer que la motte n’est pas sèche, car autrement ce serait aller à un échec certain.

Par précaution, faites tremper les mottes avant de les planter. En ce qui concerne les engrais à mettre dans le sol avant la plantation, sachez que l’hortensia accepte une fumure de fond. Cette fumure sera dispensée sous forme d’engrais organique. Pendant sa végétation en février – mars, on pourra répandre sur le sol si le besoin s’en fait sentir, des engrais de dissolution rapide riches en potasse et en azote, ou spécifiques pour plantes de terres de bruyère si l’hortensia se trouve dans un tel milieu. Lors de la plantation, tenez compte de leur développement futur pour les distancer suffisamment les uns des autres (de 80 à 100 cm).