L’Iris, c’est une
plante un peut à part … Sa fleur, populaire entre toute, a fleuri toutes
sortes de jardins, pas toujours les plus beaux. Quelquefois, elle se
contente même d’un talus de bord de route pour s’épanouir ; pourtant,
elle reste encore empreinte de raffinement et sa fière allure garde
toujours une note d’originalité.
L’iris, ce n’est pas la rose, ni l’orchidée, mais il
a cependant ses admirateurs passionnés, ses adeptes pourrait-on dire.
Ceux là guettent chaque année avec impatience la dernière création, le
nouveau coloris : une nuance de rose entre le saumon et le rose vif ou
un bleu outremer ; la curiosité : une fleur où la barbe sera rouge vif ;
ou encore l’esthétisme : une parfaite harmonie entre la couronne de
pétales jamais ouverte et les trois sépales retombants qui ne doivent
jamais se laisser aller, mais rester bien obliques.
Iris du jardin : issu
du croisement entre des espèces très anciennes telles que germanica,
pallida, variegata, c’est le plus répandu et le plus connu. Devant la
multitude d’hybrides, il est difficile de faire un choix; pour cela, il
convient de s’aider des catalogues qui présentent en général la fleur…
la première critère de sélection, totalement subjectif, est sans doute
la couleur ; parmi toutes les nuances proposées, celui qui n’en
trouverait pas une à son goût serait bien difficile.
Il y en a dans les tons purs, unis : blancs (Neige de Mai, Henry Shaw), roses (pink horizon, Esther Fay, One desire), bleu ciel (Pacific, panorama), outremar (Matinata ), jaunes (orange parade, Granada gold), ou brun
(Vita fire). Il est impossible de tous les nommer, et les variétés se
multiplient à l’infini, lorsque l’on considère les panachés où des
stries de couleurs intenses se dessinent sur des fonds pastel, à moins
que le violet ou le jaune viennent cercler les sépales de couleur
claire.
Malgrès tout, on peut dire, sans
exagération, que tous les iris donnent toujours satisfaction ; même si
certains sont plus adaptés que d’autres à vos besoins, tous sont des
plantes robustes, faciles à cultiver et pérennes, c’est à dire qu’elles
profitent longtemps, presque indéfiniment lorsque l’on sait les
entretenir.
L’entretien est simple :
d’abord, il faut les planter à la bonne saison, c’est à dire pendant
l’été ou encore au début de l’automne, lorsque la plante est au repos,
après la floraison. Le terrain importe peu, à condition cependant qu’il
ne soit pas très acide ni trop humide. L’idéal serait d’avoir un sol à
tendance calcaire, très bien drainé, même plutôt sec, et une exposition
très ensoleillée. C’est pourquoi il est parfois bon de chauler les
plates-bandes qui recevront les iris et de réserver les terres plus
riches et plus fraîches à d’autres cultures.
Le rhizome ne doit pas être enterré de
plus de la moitié de son épaisseur ; il suffirait même de le plaquer au
sol si les vents et les intempéries ne risquaient de venir le
déchausser. L’Iris fleurit dès le printemps qui suit sa mise en place.
son développement est si rapide qu’il faut diviser les touffes tous les
trois ans environ. La multiplication a lieu en été au même moment que la
plantation. Il suffit pour cela de déraciner les pieds, de supprimer
alors les vieux rhizome pour ne laisser que les jeunes rejets dont la
reprise est plus aisée. Une fois les pieds séparés, il faut les
« raccourcir », c’est à dire supprimer un tiers à une moitié de la
longueur des feuilles, puis les remettre en terre sans arrosage.
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