dimanche 17 mai 2015

Seringat

Qui n’a jamais traversé un jardin exhalant de toutes ses forces les effluves suaves des seringats ? Quel plaisir de fermer les yeux pour respirer à fond ! On ne peut pas résister à ces arbustes dont les branches souples se couvrent au printemps d’une myriade de fleurs blanches simples ou doubles, rondes ou étoilées.

Mais attention à ne pas confondre le seringat dont le nom scientifique latin est Philadelphus de la famille des hydrangacées avec le Syringa, appellation botanique du lilas. Il existe une quarantaine d’espèces qui poussent spontanément dans les pays tempérés de l’hémisphère nord mais aussi des hybrides très odorants à fleurs simples ou doubles moins parfumés créés au XIX° siècle.


Conseils de culture :

Le seringat s’installe de préférence en automne et accepte un sol ordinaire neutre à calcaire, bien aéré; il apprécie un endroit plutôt ensoleillé qui favorise sa floraison. Robustes, ces arbustes sont aussi très rustiques et ils ont bien supporté notre hiver 2011 long et froid !
Les variétés à fleurs simples très parfumées comportent quatre ou cinq pétales et un groupe d’étamines jaunes en leur centre. Parfois solitaires et souvent groupées en petits bouquets, elles embaument tellement les jardins qu’on a surnommé le seringat le « jasmin des poètes » et qu’elles symbolisent la persistance de la mémoire.
L’espèce la plus connue est sans doute « Philadelphus coronarius ». Particulièrement odorant et rustique, il est l’arbuste de prédilection pour agrémenter une haie. Au jardin, nous avons aussi adopté une espèce plus petite, aux fleurs doubles ébouriffées : Le Philadelphus ‘Minnesota Snowflake’. Ses fleurs d’un blanc éclatant se détachent nettement sur un feuillage vert franc.

Une autre variété aux grandes fleurs doubles possède de superbes corolles ouvertes en coupes bien pleines et fleurit plus tardivement en mai – juin. Très florifère, il illumine les massifs et les talus où ils se dressent orgueilleusement.
Peu d’entretien mais une taille régulière favorisent le bon développement du seringat :
  • Laissez la plante se fortifier pendant trois ans avant de réaliser sa première taille. Ensuite, après la floraison, taillez un quart des tiges âgées de plus de trois ans et taillez à 10 cm de leur point de départ toutes les branches ayant fleuri. Coupez toujours au-dessus d’une paire de feuilles. Vous redonnerez ainsi de la vigueur à votre seringat, stimulerez sa prochaine floraison et éviterez qu’il ne « file ». Supprimez les branches âgées ainsi que les tiges les plus fragiles qui feraient trop de « petit bois ».
  • Un seringat taillé régulièrement reste vigoureux mais si vous constatez que votre vieux sujet est trop dégarni, n’hésitez pas à le tailler sévèrement, il repartira sur la souche dès le printemps suivant et refleurira rapidement.
  • Les jeunes pousses des seringats sont très sensibles aux attaques de pucerons mais évitez de les traiter car vos seringats ne courent aucun danger
Le seringat se bouture aisément : privilégiez les boutures sur bois sec à réaliser entre septembre et février. Celles pratiquées sur les seringats à fleurs simples échouent rarement !

Camélia

Le camélia est un arbuste vigoureux, de la famille des Théacées, originaire d’Asie et dont l’abondante floraison automnale ou printanière permet d’égayer nos jardins même dans les régions froides de France à condition de respecter quelques précautions d’exposition et de plantation. Au jardin, ils ont déjà supporté des hivers parfois rigoureux, avec des températures de l’ordre de -15 à -20° ! Son nom, hommage à celui qui, le premier, a rapporté en Europe des graines de cette plante au XVII° siècle le père jésuite tchèque G.J. Kamel, est parfois pour des références botaniques orthographié camellia.
Une dizaine de camélias de variétés différentes installés au jardin permettent d’étaler une superbe floraison de corolles roses, blanches, jaunes ou panachées depuis l’automne (avec les camélias sasanquas fleurissant d’octobre à février) jusqu’au printemps (grâce aux camélias japonicas et aux hybrides qui eux s’épanouissent plutôt en février-mars).

Conseils de culture :

Cultivez ces arbustes en situation abritée des grands vents froids ou à l’ombre d’autres arbres et ils vous remercieront en vous offrant une abondante déclinaison de fleurs simples ou doubles aux formes de cœurs froufroutants très variées. Certaines bien rondes semblent vouloir imiter les pivoines, d’autres les roses, les anémones ou les œillets, d’autres encore de forme plus irrégulière, effilochée et aérienne contraste avec un feuillage dru et vigoureux d’un vert franc et vernissé qui s’efforce de les mettre en valeur! Un vrai régal pour les yeux. Et si le gel ou la neige ont terni quelques fleurs, ôtez-les, d’autres prendront aussitôt le relais !
Les camélias se plantent dans un endroit abrité des vents mais aussi du soleil trop brûlant (évitez une exposition en isolé et plein sud !) dans un sol léger et riche en humus bien drainé, neutre ou de préférence acide, même si les Camellia sasanquas tolèrent un sol légèrement calcaire.
Au printemps ou en automne en dehors des périodes de gel, faites un trou assez large mais peu profond (environ une fois ½ la hauteur de votre conteneur ) car le collet de votre motte doit au final affleurer la surface du sol. Drainez et allégez votre terre de jardin en la mélangeant avec de la tourbe et de la terre de bruyère, placez votre motte au centre, remplissez avec votre mélange, tassez, déposez sur toute la surface de votre trou un compost de feuilles bien décomposées et paillez avec des paillettes de lin, des cosses de cacao ou du mulch fin d’écorces afin de maintenir le sol humide, arrosez mais sans excès en été l’eau ne doit pas stagner. Après le 15 août, réduisez vos arrosages pour favoriser la formation des boutons floraux !
Les camélias ensuite requièrent peu de soins :
  • Si l’hiver se révèle vraiment froid les premières années, vous pouvez rassembler autour de son pied un tapis d’aiguilles de pin ou de fougères-aigles.
  • Vous pouvez sans crainte tailler vos camélias afin de maintenir une forme plus compacte et dense à votre arbuste. Cette taille de ramification s’effectue après la floraison en mai-juin, la plante formant ses boutons en été sur le bois de l’année.
  • Si vous voulez rajeunir un vieil arbuste trop dégingandé, pratiquez alors en hiver une taille de recépage : coupez les grosses branches de 4 à 5 cm de diamètre en biais vers le bas, de façon bien nette avec une scie. En deux ans votre arbuste aura repris vigueur et allure.
  • Au printemps, après la floraison, ajoutez leur un engrais pour plantes de bruyère après avoir légèrement griffé la terre.
Associés aux magnolias, aux rhododendrons, aux choisias ternata, aux weigelias et aux hydrangeas, les camélias avec leurs branches souples animent le jardin et offrent aux oiseaux maintes cachettes leur permettant d’approcher sans danger les mangeoires et les nichoirs que nous leur avons installés.

Rhododendron

Au mois de mai, un véritable concours de splendeurs colorées semble se mettre en place parmi les arbustes du jardin : pivoines, kalmias, weigelias, magnolias… Les azalées et les rhododendrons rivalisent avec panache et étalent leurs magnifiques harmonies de dégradés violets, roses ou jaunes pour tenter de remporter la palme. Quel festival de beauté!
Ce nom « rhododendron » a été donné au 18°s. par le naturaliste Carl von Linné à l’arbuste appelé le « rosage » nom lui-même hérité du grec et dont la traduction littérale était « l’arbre aux roses ». Arbuste des montagnes, on le trouve aussi bien à l’état sauvage, dans les Alpes, les Pyrénées, l’Himalaya, la Chine ou le Japon. Il ne se répand dans la culture horticole décorative qu’à partir du XIX°s..
Mais depuis, ce genre de la famille des Ericacées a donné naissance à de nombreux hybrides: arbustes de grande taille et à grandes fleurs (le rhododendron) ou de plus petite taille et fleurs (l’azalée). Mais si tous les feuillages des rhododendrons sont persistants, certaines azalées, elles, peuvent être à feuillage caduque : les azalées mollis. Les parures panachées persistantes de ces arbustes rustiques permettent en hiver de créer des échos lumineux et décoratifs dans des coins plus sombres du jardin.

Conseils de culture :
Rhododendrons et azalées sont des plantes dites de terre de bruyère c’est-à-dire qu’elles aiment une terre acide mais riche, bien drainée mais fraîche car elles redoutent avant tout la sécheresse et le calcaire. Choisissez leur un endroit abrité des vents, plutôt à mi-ombre mais avec suffisamment de lumière pour leur floraison.
Les planter au printemps permet de bien choisir les couleurs et les variétés adéquates mais vous pouvez aussi les planter en automne. Si votre sol n’est pas assez acide, creusez une fosse de 60cm de profondeur environ, drainez votre fond, tapissez votre trou avec un feutre de jardin et comblez-le avec un mélange de 2/3 de terre de bruyère et de 1/3 de terreau enrichi.
Placez votre motte au centre, remplissez avec votre mélange puis tassez votre terre et arrosez avec l’eau de pluie si votre eau est trop calcaire. Vous pouvez pailler le pied de l’arbuste afin de maintenir un bon niveau d’humidité en été avec du mulch d’écorces de pin car elles sont acides.
Un fois installés, rhododendron et azalées nécessitent peu d’entretien. :
  • Au printemps, après la floraison, ajoutez leur un engrais pour plantes de bruyère après avoir légèrement griffé la terre.
  • après la floraison, supprimez les fleurs fanées à la main (elles collent un peu !) en veillant à ne pas abîmer les boutons des futures pousses.
Ces arbustes ne nécessitent pas de taille particulière cependant vous pouvez réduire leur ramure afin de leur maintenir une forme plus compacte et dense. Cette taille de ramification s’effectue en fin d’été en coupant au dessus d’un œil.
Regroupez plusieurs pieds de rhododendrons dans vos massifs en jouant avec les dégradés de couleurs des fleurs et l’étagement des tailles des azalées souvent plus précoces et associez-les avec d’autres plantes de terre de bruyère : magnolias, kalmias, fougères, hostas . N’oubliez pas les feuillages des heuchères et les ancolies! L’ensemble sera du plus bel effet!

Magnolia

Au printemps, lorsque le magnolia soulengeana ouvre ses superbes boules roses tendres en écho au camélia planté juste sous les amples branches chargées de fleurs, le jardin entre en fête et commence à briller de tous ses premiers feux.



Originaires d’Asie et d’Amérique, les magnolias appartiennent à la famille des Magnoliacées et se présentent sous formes d’arbres et d’arbustes aux grandes feuilles caduques ou persistantes. Le nom « magnolia » leur fut attribué en l’honneur de Pierre Magnol, médecin et botaniste français directeur du jardin botanique de Montpellier à la fin du XVII°s.

La taille des magnolias ne permet guère l’implantation de nombreuses variétés au jardin. Il en existe pourtant plus de 100 espèces différentes. Le choix est donc difficile et dépend surtout de la place dont vous disposez et du climat de votre région. Notre région étant plutôt froide et notre terre marneuse et un peu acide nous avons décidé d’éliminer des variétés trop précoces comme les « stellata » qui fleurissent dès mars avril et gèleraient trop souvent. Nous avons planté 2 variétés à feuilles caduques : un soulangeana fleurissant généreusement en avril mai avant de mettre ses feuilles et un « liliflora nigra » plus tardif dont les longues fleurs foncées en formes de tulipes s’harmonisent avec les lilas. Enfin, une autre variété à feuilles persistantes a été choisie, arbre porteur en été de magnifiques grandes fleurs ivoire odorantes : « le magnolia grandiflora ».

Conseils de culture :
Plantez à l’ouest, en situation ensoleillée mais abritée de grands vents, ces grands arbustes de 6m d’envergure que sont les soulangeana et liliflora et placez- les en sols fertiles, neutres, voire légèrement acides mais bien drainés. (Ils n’apprécient pas le calcaire !)
En revanche, le « grandiflora » requiert un sol plus acide. En climat froid, plantez de préférence les magnolias en mars avril.et placez votre « grandiflora » au sud pour qu’il fleurisse davantage: il a besoin de chaleur et d’humidité. Ce bel arbre est originaire de Virginie! Ses fleurs estivales, grandes coupes blanches diffusent une odeur vanillée qui embaume le jardin et ses branches qui portent des feuilles épaisses, (brillantes et vert foncé dessus, velouté marron dessous) conservent toute leur beauté en hiver.



Il arbore un feuillage en toute saison mais le renouvelle régulièrement toute l’année. La chute des feuilles se produit surtout au printemps et de nouvelles venues remplacent les plus anciennes qui tombent et jonchent le sol. Associé à un sapin « nordman », il ombrage un de nos « coins détente » et à leur pied, cyclamens, fougères, hostas et heuchères forment un tapis coloré en toutes saisons.


Entretien des magnolias :
Une fois bien installés les magnolias nécessitent peu d’entretien.
Apportez leur régulièrement du compost.
Après la floraison taillez vos magnolias pour façonner leur forme.

Lilas

Un jardin qui n’offre pas au regard et au nez les magnifiques panicules parfumées des lilas perd un atout de charme! En effet le syringa vulgaris ou lilas commun est un arbuste élégant à la croissance rapide et sans souci majeur qui permet en outre de composer de superbes bouquets en dégradé pourpre, violet, mauve et blanc.
Pouvant atteindre quatre mètres de haut, il est souvent réservé pour servir de haies coupe vent en arrière plan des massifs. Ils sont superbes groupés en harmonie ou en contraste et associés avec glycine, corête du japon, seringat, magnolia rubra ou plantés en isolés..
Originaire d’Europe centrale et d’Orient, son nom « Lilas » vient de l’arabe « lîlak », lui-même issu du persan « nîlak »(bleuté) tandis que son nom scientifique  » Syringa » lui a été attribué par Carl von Linné (naturaliste suédois qui a fondé les bases du système de classification des végétaux.).
En avril-mai, ses grappes dressées sont composées de petites fleurs tubulées simples ou doubles. Il existe désormais de nombreux cultivars offrant des grappes de fleurs unies ou bicolores.

Conseils de culture :
Spontanément le Lilas pousse sur des pentes escarpées. Il aime la lumière, apprécie une exposition au soleil et un sol neutre ou calcaire mais plutôt riche et bien drainé.
Planter un lilas au printemps permet de mieux sélectionner la couleur souhaitée. Creusez un trou de 60 cm de profondeur, ajoutez du terreau à votre terre de jardin et arrosez. Installés, les lilas nécessitent peu d’entretien.
Pour obtenir une floraison généreuse, apportez-lui de l’engrais organique à décomposition lente au printemps et ajoutez un sac de terreau mélangé à un engrais pour fleurs au pied de l’arbre en automne.
Les boutons floraux du lilas apparaissent sur les rameaux nés l’année précédente. Il est donc recommandé de tailler immédiatement les branches qui ont fini de fleurir en supprimant environ un tiers de leur longueur. Sectionnez au-dessus de deux bourgeons opposés: cela favorise le départ de nouvelles tiges.

Laurier tin

Pensez à planter un laurier tin ! Cet arbuste buissonnant pousse facilement et demande peu de soin. De taille plutôt petite ( 2 à 3 m environ ) au feuillage persistant, il fleurit abondamment en hiver et apporte une note de gaîté de novembre à mars même lorsque la grisaille baigne le jardin. Ses feuilles drues, allongées nous offrent un vert luisant qui contraste avec l’écorce grise et les jeunes rameaux rouges et souples.

Conseils de culture :
Il se plante au printemps ou à l’automne dans un sol ordinaire, bien drainé. Rustique il ne craint pas le vent mais préfère une situation ensoleillée. Au jardin il est planté côté sud, protégé par une haie de cyprès de Leyland.
On taille après la floraison si l’on veut vraiment maintenir une forme plus restreinte en hauteur mais ceci n’est pas indispensable et il serait dommage d’ôter toutes les fleurs car on se priverait des jolies baies d’automne.
Il existe de nombreuses variétés de cet arbuste dont les fleurs permettent de composer de superbes bouquets pour la table de Noël. Les fleurs de celui qui est au jardin s’entrouvent en corymbes blanc-rosé puis deviennent d’un blanc pur et produisent ensuite de jolies baies décoratives à l’automne mais il ne faut pas les avaler. Laissons- les aux oiseaux !

Forsythia

Extrêmement apprécié pour sa floraison précoce, dès février ou mars, d’un jaune éclatant aux nuances subtiles, le forsythia réchauffe les yeux du jardinier après la rigueur un peu terne de nos longs hivers continentaux.
Ses abondantes petites clochettes tubulaires étoilées accrochées tout au long de robustes rameaux s’élançant vers le ciel permettent d’agréables associations en harmonie ou en contraste avec les hellébores, les primevères et de nombreux bulbes de printemps: jonquilles, érythroniums, jacinthes ou tulipes .
De culture facile, ne craignant ni le froid ni la sécheresse, s’adaptant à tous les sols, il mérite d’occuper une place de choix au jardin planté en haie ou au cœur de nos massifs.
Le forsythia, arbuste de la famille des Oléacées (comme le jasmin et le lilas), provient d’ Asie et se rencontre fréquemment en Chine ou au Japon. Il doit son nom à un horticulteur, arboriste britannique, surintendant des jardins royaux : William Forsyth, auquel il est dédié en 1804.
Le forsythia s’installe en automne ou au printemps et accepte un sol ordinaire, bien aéré et frais; il apprécie un endroit ensoleillé et un hiver plutôt rigoureux qui favorisent sa floraison. Il possède un port ample il faut donc lui prévoir un emplacement dégagé pour qu’il puisse s’élargir. Selon la variété, le port, la hauteur et la couleur de floraison varient. Les tailles s’échelonnent entre 1m. et 2,5 mètres environ. Partant de la base, les rameaux dressés s’étalent pour leur donner une forme érigée et généralement assez stricte. Cependant, certaines variétés comme « Forsythia suspensa », possèdent de fins rameaux arqués.
Au jardin nous avons privilégié des forsythias au jaune brillant le long d’une haie très compacte servant d’écrin à nos camélias et nos rhododendrons jaunes. La couleur lumineuse de ces forsythias se marie à merveille avec celle des fusains et occubas panachés de jaune pour ensoleiller et aérer ce coin un peu touffu du jardin. Le feuillage étant sans attrait particulier, l’associer avec des arbustes à feuillage persistant permet de bien l’intégrer au jardin après la disparition des fleurs.
En revanche, nous avons sélectionné, le long d’un talus très ensoleillé, des forsythias à port dressé et c’est leur abondante floraison de grandes fleurs jaune d’or qui, dès les premiers frémissements du printemps, accueille nos visiteurs. De port régulier, d’une hauteur de plus de 2 mètres, ils alternent fièrement avec des troènes, seringats, weigélias, deutzias, spirées, Kolkwitzias et cognassiers du Japon pour constituer une majestueuse haie d’honneur fleurie.
Si vous coupez des rameaux juste avant l’ouverture des boutons floraux, vous obtiendrez un bouquet énergisant ou un lumineux décor de table
 
Conseils de culture :
  • Les forsythias nécessitent peu d’entretien.
  • Une taille légère fin mai favorise la future floraison et assure à l’arbuste un port plus compact et vigoureux.
  • De temps à autre, sectionnez les plus vieilles branches au ras du sol. Supprimez ces vieilles branches afin de dégager les jeunes rameaux qui fleuriront l’année suivante en taillant à la base au-dessus d’un bourgeon vigoureux. Les nouvelles pousses très tendres, formeront leurs boutons floraux et se fortifieront avant l’hiver.
Méthode de multiplication :
  • Le forsythia se bouture aisément : privilégiez les boutures de bois sec réalisées après la floraison ou entre septembre et février. Elles échouent rarement et donnent rapidement un nouveau bosquet! Coupez des tiges drues, ligneuses et saines que vous planterez en pleine terre, de préférence dans un sol plutôt meuble. Maintenez un sol plutôt frais cette première année-là.
  • Le marcottage est également facile si l’arbuste possède des branches au ras du sol.
Le Forsythia blanc de Corée ou Abeliophyllum distichum est un petit arbuste rare, originaire de la Corée du Sud, qui fleurit dès la fin de l’hiver, sur les rameaux de l’année précédente et avant l’apparition du feuillage. Il doit son nom « distichum » à ses feuilles disposées sur deux rangées. (du grec ‘dis’ deux et ‘stikhos’ rangées). Quel régal de respirer ses petites clochettes tubulaires étoilées blanc rosé à cœur jaune orangé odorantes !
Ce Forsythia blanc pousse lentement pour atteindre 1,5 m environ. Il est se plait au soleil, abrité des vents froids. Il apprécie d’être palissé contre un mur ou protégé par une haie de persistants. Rustique il accepte tous les sols frais et bien drainés.
En avril, après la floraison, taillez tous les deux ans les branches sur 1/4 de leur longueur afin que la plante fasse de nouvelles pousses au niveau de la base.

Kalmia

L’arbuste qui, année après année, fidèlement, nous apporte un plaisir toujours aussi raffiné et délicat grâce à ses petits bouquets d’étoiles en porcelaine et mérite une médaille d’or au jardin c’est sans conteste : le kalmia !
Il existe plusieurs sortes de kalmias mais au jardin nous avons sélectionné essentiellement des kalmias latifolia appelés aussi laurier des montagnes pour leur résistance au froid (il supporterait des -30° !) et tous se sont bien adaptés à nos températures parfois fort rigoureuses. Cet arbuste, originaire de l’est du Canada, tire son nom de Peter Kalm, célèbre botaniste suédois du XVIII°s. qui fut l’un des premiers à décrire la flore du Canada.

Conseils de culture :
Le kalmia apprécie les sols acides, humides mais bien drainés. Le sol doit être fertile et peut être enrichi avec du terreau de feuilles, de la terre de bruyère et de la tourbe. Quant à l’exposition privilégiez une mi-ombre légère.
Le jardin à l’origine, terre argilo-marneuse, est devenue au fil du temps de plus en plus acide à force de planter sapins, camélias, magnolias, fougères, rhododendrons… Le terrain se révèle donc être acide (les hortensias virent au bleu sans apport !) mais fertile, assez riche et bien drainé. L’humidité y est importante sans être excessive (et, en cas d’étés trop secs nous avons recours à l’arrosage intégré « micro-drip » des massifs). Vous pouvez planter vos kalmias au printemps (cela vous permet de voir la couleur des fleurs de vos cultivars) ou à l’automne. Prévoyez une fosse de plantation assez large et profonde pour que votre plante s’installe durablement en intégrant un mélange de terreau de feuilles, terre de bruyère et tourbe.

Votre plante s’enracinera mieux dans une terre bien ameublie. Arrosez régulièrement les premières semaines pour maintenir le sol humide. Trois de nos kalmias sont exposés à l’ouest en situation ombragée mais reçoivent cependant la lumière étant en lisière de parterre. Nous avons planté nos kalmias dans de grands massifs permettant d’étager magnolia soulangeana, rhododendron, hortensias, hostas, fougères et hellébores.
La floraison a lieu en général de mai à juin et complète agréablement celle des rhododendrons en allégeant l’ensemble grâce à de légères boules rondes de couleur blanche, rose, rouge unie ou chamarrée. Chaque boule en corymbe est composée d’un groupe de tiges supportant des fleurs étoilées s’ouvrant tel un feu d’artifice ! Le graphisme très structuré de ses fleurs s’accompagne d’une texture particulière à la fois charnue et lisse, brillante comme de la porcelaine fine. C’est une vraie petite merveille ! Des feuilles persistantes, épaisses, d’un vert brillant leur offrent un écrin tout en contraste qui les mettent en valeur.
Après la floraison, il suffit de tailler légèrement pour maintenir un port équilibré à la plante. Selon les variétés au jardin, leur taille peut atteindre de 80 cm. à 2 m. « Minuet » ne dépasse pas 80 cm au bout de 10 ans ! L’entretien reste simple : au printemps griffez le sol et surfacez avec un mélange terreau terre de bruyère et écorces de pin. Pour la première fois cette année nous avons tenté cet été des boutures du kalmia Elf. Nous verrons ensemble ce que cela donnera.
Attention le kalmia appartient à la catégorie des arbustes persistants très toxiques pour les animaux comme pour les humains.

Deutzia

Offrant une floraison exubérante de clochettes étoilées simples ou doubles, roses ou blanches accrochées le long de souples et gracieux rameaux retombant vers le sol, le deutzia ne peut que s’attirer la sympathie admirative et enthousiaste du jardinier. Rustique, de culture facile, s’adaptant à tous les sols, il est le type même d’arbuste que l’on aime admirer au jardin planté en haie ou au cœur des massifs. Associé aux seringats et aux weigelias il permet de créer un écrin de verdure mettant en valeur la superbe floraison neigeuse qui illuminera vos visites printanières au jardin !
Le deutzia, doit son nom au juriste hollandais Johan van der Deutz, mécène qui finança les expéditions en Asie du botaniste suédois Carl Peter Thunberg. Ce dernier y découvrit cet arbuste à fleurs blanches inconnu en occident à qui il attribua le nom de son mécène. Il existe environ 50 espèces provenant de Chine, du Japon, de l’Himalaya ou d’Amérique centrale.
Depuis le 19°s. de nombreux hybrides ont régulièrement été créés avec des fleurs plus nombreuses et plus grosses que celles des espèces sauvages.
Cet arbuste à tiges creuses possède des feuilles simples, caduques, opposées, souvent rugueuses. Les fleurs sont groupées en grappes, en panicules ou en cymes. Elles peuvent être blanches, mauves, roses ou bicolores
Conseils de plantation :
Le deutzia s’installe de préférence en automne dans un sol ordinaire bien aéré et frais; il apprécie aussi bien un endroit ensoleillé qu’un endroit plus ombragé qui favorise une floraison plus colorée. Mais il apprécie un peu d’eau en été. Evitez lui aussi les vents froids du nord qui peuvent brûler ses bourgeons. Il possède un port ample il faut donc lui prévoir une situation dégagée pour qu’il puisse s’étaler. Robustes, ces arbustes sont aussi très rustiques ; installés depuis plus de vingt ans, ils ont bien supporté nos hivers longs et froids!
La variété la plus connue est sans doute « le deutzia magnifica » Particulièrement rustique, il est l’arbuste de prédilection pour accompagner nos weigélias et agrémenter notre haie. Cet arbuste très vigoureux de 2,5 m de haut, au feuillage d’un beau vert franc se couvre de lourdes grappes de clochettes doubles et serrées d’un blanc très pur. Elles s’ouvrent, en mai/juin, comme une corolle d’étoiles imbriquées.
Cette obtention horticole Lemoine issue d’un croisement entre un deutzia scabra et un deutzia vilmoriniae est une vraie splendeur !
Dans un massif, nous venons de planter des espèces plus petites :
Un deutzia « Mont Rose, aux fleurs simples, d’un rose tendre, posées comme des étoiles sur l’écrin du feuillage. De forme buissonnante, ses branches au port érigé présentent des feuilles allongées, rugueuses, caduques, vert foncé avec des nervures marquées. Très florifère, il attire le regard. De la famille des Saxifragacées, ce petit deutzia de 1,5m environ est originaire du Japon.
Près d’un petit rosier « fairy » blanc s’installent deux mini deutzias pleins de délicatesse : un deutzia « gracilis » et un deutzia « nikko ». Leurs gracieuses et abondantes petites fleurs blanches, simples se détachent bien et semblent flotter sur les rameaux souples d’un petit buisson compact de 80cm.
Dans une haie récente, nous avons installé aussi un autre hybride de Victor Lemoine :
un deutzia « tourbillon rouge ». Ce Deutzia dont les fleurs rose- pourpre étoilées s’ouvrent en mai/juin est l’une des variétés les plus foncées. De taille plutôt petite (environ 1,5m) et de forme touffue, il présente des feuilles longues et étroites, de couleur vert tendre et une floraison abondante de panicules d’étoiles simples aux pétales tout en dégradé de roses: rose pourpré à l’extérieur mais rose pâle à l’intérieur.
Ses étoiles colorées ponctuent agréablement un coin de la haie et fait écho aux ancolies et aux iris. Près de lui, très semblable mais un peu plus rose tendre : « perle rose » fleurit abondamment. Je ne saurais que vous recommander aussi de planter un deutzia « scabra pink pompon » : c’est un amour de deutzia double rose tendre !
 
Conseils d’entretien :
  • Les deutzias nécessitent peu d’entretien
  • Faites une taille d’entretien régulièrement tous les deux ou trois ans après la floraison car les fleurs apparaissent sur les rameaux de l’année précédente. Rabattez les rameaux en les coupant d’un tiers, au-dessus d’un bourgeon situé vers l’extérieur. Supprimez les vieilles branches afin de dégager les jeunes rameaux qui fleuriront l’année suivante. Elle permet à l’arbuste de s’étoffer en éclairant le cœur de l’arbre. De temps à autre, sectionnez les plus vieilles branches au ras du sol.
Un vieil arbuste peut être rajeuni grâce à une taille plus sévère : réduisez-le d’un bon tiers et coupez les plus vieilles branches au raz du sol. Votre arbuste mettra alors au moins 2 ans avant de refleurir de plus belle !
Méthode de multiplication:
  • Le deutzia se bouture aisément : privilégiez les boutures sur bois sec à réaliser après la floraison ou entre septembre et février. Elles échouent rarement et donnent rapidement un nouveau bosquet!

samedi 16 mai 2015

Bois joli

Un de nos arbustes d’hiver préféré porte un nom qui lui va à ravir : bois joli ou daphné odora en souvenir de la nymphe Daphnée transformée en laurier par son père afin qu’elle puisse échapper aux assauts d’Apollon.
Ce petit arbrisseau de croissance lente ne dépasse guère 1,5 m après plus de 20 ans dans notre massif où il semble beaucoup se plaire. La variété que nous avons sélectionnée est la plus connue car elle est plus rustique que l’espèce type : c’est le daphné chinois ou « Daphne odora Aureomarginata ». On le donne résistant jusqu’à -12° mais chez nous il a connu pire et il est toujours là !
 
Conseils de culture :
Il est planté nord, nord-est sous un magnolia grandiflora dans de la terre de jardin mélangée avec du terreau et de la terre de bruyère. Il est ainsi abrité dans un massif ensoleillé, bien drainé (les daphnés n’aimant pas l’humidité stagnante.) Il côtoie pivoine arbustive, hortensias, rhododendrons, weigelia panaché tandis que cyclamens, hellébores et nivéoles accompagnent ses fleurs en hiver. En été le sol un peu sec est arrosé grâce au système intégré micro-drip afin de conserver un peu de fraîcheur à ses racines. Pas de taille, peu de soin, ce petit arbuste a vraiment tout pour lui ! Cependant attention aux enfants, certaines parties sont urticantes et toxiques.
L’attrait majeur de ce petit arbuste outre son feuillage persistant d’un vert clair et brillant, marginé d’un fin liseret jaune consiste en une floraison abondante et extrêmement odorante. Quel plaisir en hiver dès le mois de février de profiter des effluves délicates mais enivrantes de ses jolies fleurs roses puis blanches. Pour en profiter dès que vous ouvrirez une fenêtre, placez-le près de la maison, il embaumera tout son coin et vous enivrera par ses notes puissantes rappelant le jasmin et la jacinthe ! C’est un régal !

Althéas

Quelle abondance de superbes fleurs en coupe parfois lisses parfois avec un tendre cœur chiffonné nous offre tout l’été ce petit arbuste strict mais élégant de 2 à 3m de haut qu’est l’althéa ou « hibiscus syriacus » !
Il y a 26 ans, lorsque nous avons pris en main le jardin, nous avons commencé par la plantation de petits althéas violets récupérés dans le vieux jardin familial: un arbuste facile, rustique, nécessitant peu d’entretien et fleurissant tout l’été, c’était la plante idéale ! Aujourd’hui, de nombreuses nouvelles variétés aux fleurs simples ou doubles, blanches, bleues, roses, rouges, unies ou bicolores sont venues tenir compagnie à ce vieil ancêtre toujours vaillant !
L’athéa de son nom d’espèce « hibiscus syriacus » provient d’Asie et arriva en Europe via la Syrie au 16ème siècle. En étymologie le nom Althaea vient du grec althaïno qui signifie guérir: feuilles et fleurs étaient autrefois utilisées en médecine populaire et l’on trouve encore de nos jours dans le commerce des tisanes d’hibiscus.
Parfois installés en haies avec des weigélias, des seringats, des lilas et des forsythias, parfois au contraire placés en isolés au cœur d’un massif, ils offrent un ombre légère aux hortensias et aux hémérocalles et magnifient ces floraisons grâce à la leur qui se renouvelle continuellement de juillet à octobre. Le feuillage caduque, vert tendre, crénelé, parfois panaché ne se développe guère avant le mois de mai.
Rustique, l’arbuste supporte des hivers assez rigoureux pourvu qu’il soit abrité des vents froids.
 
Conseils de culture :
  • Les altéas préfèrent une exposition ensoleillée, abritée des vents.
  • Ils s’adaptent facilement quelque soit la nature du sol même calcaire! Ils apprécient cependant les sols aérés, riches et frais mais bien drainés.
  • Vous pouvez planter en en automne, ou au printemps si l’arbuste est vendu en conteneur mais repiquez des semis plutôt en automne.
  • Creusez un trou de 60cm, tapissez le fond avec du compost enrichi de terreau de plantation, placez votre jeune arbuste au centre et comblez le trou en recouvrant les racines d’au moins 5cm de terre enrichie. Tassez et arrosez copieusement.
  • Sa multiplication se fait par semis: on trouve des semis spontanés tout autour des pieds adultes à fleurs simples déjà plantés. Elle s’effectue aussi par bouturage (d’août à octobre) de pousses d’extrémités non fleuries. De même, vous pouvez aussi mettre des tiges taillées au printemps dans un pot d’eau, puis, après l’apparition de racines, les repiquez dans un pot avec du terreau de plantation.
Entretien :
De culture facile, l’hibiscus syriacus réclame peu de soins :
  • Enlevez régulièrement les fleurs fanées pour garder une certaine esthétique à votre arbuste et éviter d’avoir un tapis gluant sur le sol !
  • Au jardin nous effectuons 2 tailles : Une taille légère en fin de floraison en octobre et une autre plus drastique en mars : au 2/3 des tiges restantes, juste au-dessus d’un bourgeon tourné vers l’extérieur : les fleurs apparaissent sur les pousses de l’année. (ne taillez pas un tout jeune sujet !)
  • Fertilisez un vieux sujet au printemps pour stimuler la floraison.
  • Surveillez les pucerons : ils adorent les jeunes pousses printanières des althéas. Elevez des coccinelles et protégez les oiseaux, ils vous aideront à vous en débarrasser autant que les produits du commerce !

Albizia

Au coeur du jardin, se dresse une vraie merveille: un arbre majestueux, qui se couvre dès juin ou juillet d’une abondante éclosion de houppettes rose-vif: il s’agit d’un albizia appelé aussi acacia de Constantinople mais aussi poétiquement « arbre de soie » pour la légèreté aérienne de ses plumets.
D’une hauteur de 6 mètres environ, il étale orgueilleusement sa longue floraison qui succède à celle des lilas, des magnolias, weigelias et seringats et accompagne harmonieusement celle des rosiers et des hortensias.
L’albizia julibrissin appartient à la famille des Fabaceae (mimosa -acacia) et puise son origine en Asie. L’espèce se trouve fréquemment en Iran, Chine ou Japon et dans les régions tropicales d’Afrique, de Madagascar, d’Amérique centrale ou du sud et en Australie.
Ce petit arbre tropical doit son nom à Filippo del Albizzi, un italien qui l’introduisit en Europe au milieu du XVIIIe siècle. En été, il se couvre d’une multitude de toupets en aigrette parfumés blanc-rosé. Ses fleurs sont hermaphrodites. Les organes reproducteurs mâles sont constitués d’un grand nombre d’étamines de 5 à 6 cm de long, blanches à la base, dont l’extrémité d’un rose plus ou moins soutenu porte une toute petite anthère.
Lorsque les fleurs de l’albizzia tombent sur la terrasse de notre kiosque, elles sont difficiles à balayer car souvent collantes voire gluantes en cas de pluie. Si elles tombent sur les feuilles des hortensias ou des hellébores, elles peuvent aussi avec la pluie tacher les feuillages, il faut alors les retirer avec patience. Mais tout s’arrange avec le beau temps ! Cependant, il vaut mieux le planter en isolé ou l’entourer de pelouse !
Le feuillage très découpé et très décoratif se replie le soir et lorsque la plante manque de lumière. En septembre l’arbre présente de nombreuses gousses plates d’une dizaine de centimètres. D’abord vertes, marron puis translucides. Chaque gousse contient des graines orange puis brunes qui donnent facilement de nouveaux petits plants !

Conseils de culture :
Cet arbuste à croissance rapide apprécie une exposition ensoleillée. Nous l’avons planté au jardin dans un sol ordinaire bien drainé. Réputé peu rustique, il a pourtant bien supporté les derniers hivers rigoureux de notre climat continental mais il est installé là depuis plus de 15 ans. Les cinq premiers hivers nous avons protégé son tronc avec un manchon et paillé ses racines.

Conseils d’entretien :
Très simple de culture, l’albizzia ne nécessite pas de surveillance particulière hormis une taille régulière d’entretien après la floraison pour lui conserver une silhouette naturelle. Pour favoriser une bonne ramification en ombrelle, durant les premières années de plantation, rabattez les tiges à 5 ou 6 yeux fin novembre.
Vous pouvez aussi, en cas de pousse désordonnée, lui rendre une allure plus harmonieuse. Mais attention : une taille sévère empêche la floraison de l’année suivante.

Méthode de multiplication :
Nous avons souvent eu des plants par semis près de son grand frère.
Il peut également être bouturé ou marcotté mais nous n’avons jamais essayé !

Violettes

Petites, discrètes, souvent dissimulées le long des talus ensoleillés, ou fièrement étalées au cœur des massifs dans les jardins, les violettes sont les messagères parfois parfumées du printemps. Moi qui croyais, qu’il n’existait que deux sortes de violettes: elles étaient sauvages, petites, bleues ou blanches, ou cultivées, plus grosses et parfumées. Quelle erreur !

Les violettes sont des plantes herbacées vivaces de la famille des Violacées (appartenant au genre Viola) utilisées en parfumerie, pommades ou tisanes depuis la plus haute Antiquité. La plupart des violettes sont inodores. Parmi les espèces sauvages, seules la viola odorata, la Viola collina, la Viola mirabilis et la Viola suavis sont parfumées.
Que de couleurs, que de variétés ! Je me suis prise au jeu et maintenant je continue à installer au jardin de nouvelles petites merveilles plus rares mais tout aussi ravissantes que celles de mon enfance.
La violette odorante pousse spontanément partout en France. Elle fleurit au printemps mais aussi en automne en cas d’alternance de nuits froides et de jours chauds encore bien ensoleillés. Cette violette aux petites feuilles ovales, en forme de coeur possède des fleurs bleu-nuit très odorantes à cinq pétales munis d’un éperon à la base. D’autres violas odorata sont mauves, roses, blanches ou même jaunes: la « Viola sulphurea ». Ces vivaces rhizomateuses possèdent de fins stolons et de courtes tiges dressées.
Certaines autres variétés odorantes offrent de grandes fleurs doubles blanches (viola odorata « reine des blanches »), roses (« viola suavis de Bruneau ») ou bleues (« viola suavis», « Parme de Toulouse »). Viola suavis ressemble beaucoup à Viola odorata. Elle s’en distingue par des rameaux stolonifères plus courts et plus épais et des feuilles plus longues que larges.
Au jardin nous avons aussi planté d’autres variétés comme les envahissantes « viola sororia » d’origine américaine. Ce sont des vivaces à rhizomes nus en hiver, trapus et robustes. Les feuilles caduques repoussent avant les fleurs pour atteindre 10-12 cm de large. D’abondantes et grandes fleurs blanches « sororia albiflora », blanches veinées de bleu « sororia priceana » ou blanche ponctuée de bleu « sororia Freckles » illuminent les massifs. Elles se ressèment à profusion grâce à leurs capsules explosives.
Pourpre, se multipliant par stolons: viola riviniana « labradorica Purpurea » forme une jolie touffe décorative. Elle peut vite devenir envahissante par semis spontanés Elle fournit une abondante floraison bleu-lavande en début d’été qui reprend souvent en automne. Le feuillage pourpre sombre, presque noir reste frais pendant toute l’année même en hiver.

Elle accompagne magistralement les hellébores blancs et les ophiopogons nigrescens.
Viola « mandshurica fuji dawn » comme Viola « Dancing Geisha » sont toutes deux, comme leur nom l’indique, des violettes provenant d’Asie. Leur port et leur comportement sont cependant très différents ! Au printemps, lorsque le feuillage de « mandshurica fuji dawn » pointe son nez, après avoir totalement disparu en hiver, les longues feuilles qui se déroulent se panachent de vert, blanc et rose avant de redevenir d’un beau vert et blanc puis de perdre une partie de ce panachage pour laisser place à de longues et fines feuilles parfois entièrement vertes. Peu rustique, elle reste délicate mais heureusement des semis spontanés réapparaissent dans son entourage car si les fleurettes bleues restent discrètes, le feuillage, lui, est agréable à marier avec heucherella « skid variegated » et tiarella «mystic mist ».


« Dancing Geisha » possède quant à elle, un opulent feuillage vert veiné d’argent, très découpé et persistant. Elle forme une touffe compacte et donne de jolies fleurs bleu-lilas. Résistante au gel, elle s’acclimate aisément dans un sol riche, frais mais bien drainé.
Petite violette d’origine américaine, la Viola pedata, est une plante délicate, fragile et difficile à acclimater au jardin car elle n’apprécie pas les sols riches et frais. Elle requiert un sol sec, plutôt sableux et une exposition ensoleillée car ses feuilles trop fines et palmées en forme de pied d’oiseau ne captent que peu la lumière solaire… Elle possède des racines drageonnantes qui doivent être sectionnées pour pouvoir produire de nouveaux plants.
Cette robuste viola américaine « heartthrob » aux feuilles non persistantes d’un vert lumineux à large centre pourpre foncé nous offre de petites fleurs violettes. Son feuillage qui attire l’œil s’accorde parfaitement avec celui des heuchères « solar éclipse » et « électra » ! Rustique, elle ne réclame pas de conditions particulières de sol ou d’exposition.

Conseils de plantation :
Achetez votre plante en godet et retirez les fleurs afin de permettre au jeune plant de s’étoffer. Choisissez une exposition plutôt ensoleillée et plantez votre touffe dans une terre légère, riche en humus et bien drainée. La motte doit affleurer le niveau du sol, tassez légèrement puis arrosez régulièrement.
 
Conseils d’entretien :
  • La violette est facile à cultiver et ne demande pas beaucoup d’entretien. Elle tolère assez bien la sécheresse, mais n’aiment pas l’humidité permanente. Elle apprécie aussi la mi-ombre.
  • Les touffes s’étoffent rapidement par semis spontanés ou par multiplication des stolons. Afin de ne pas laisse s’épuiser une grosse touffe, prélevez de jeunes plantes enracinées et repiquez les.

Sédums


Si vous avez un talus trop ensoleillé, un coin rocailleux, une platebande ou un massif exposé plein sud, les sédums vous seront d’un grand secours et vous permettront de fleurir ces coins ingrats sans vous soucier de l’arrosage et de l’entretien ! Ces vivaces rustiques appartiennent à la famille des Crassulacées. Leur nom proviendrait du latin « sedare » : apaiser. Sedum est aussi l’ancien nom latin de la Joubarbe que l’on installait sur les toits pour apaiser la colère des dieux, éloigner la foudre et les mauvais esprits.
Ces petites plantes grasses se trouvent dans tout l’hémisphère Nord et se déclinent en plusieurs centaines d’espèces qui supportent la sécheresse comme les grands froids, s’adaptent à un sol pauvre et à tous les climats. Au jardin, nous avons sélectionné quelques variétés rustiques.
Leurs petites fleurs délicates groupées en bouquets d’étoiles ou en cymes vaporeuses se déclinent en rose, rouge, blanc ou jaune et les feuillages unis ou panachés, dressés ou retombants (comme sédum sieboldii) permettent des associations harmonieuses et élégantes, au jardin comme en potées
Les petits sédums ou orpins d’été sont plutôt des plantes de rocaille pouvant tapisser des coins ingrats du jardin ou des murets en leur apportant une note lumineuse et gaie. Le sédum « âcre » appelé ‘poivre des murailles’, espèce tapissante qui reste toujours verte se couvre d’une myriade de petites étoiles jaunes en été et peut même être très envahissant !
Les grands sedums spectabiles ou « orpins d’automne » peuvent atteindre 30 à 50cm. Ils dressent leurs touffes de tiges et leurs feuilles gorgées d’eau pour mieux nous faire admirer leurs inflorescences aux couleurs tendres. Leur floraison automnale apporte aux massifs une note colorée alors que les autres floraisons commencent à décliner. Ils accompagnent avec bonheur les asters, les géraniums et les graminées.
 
Conseils de culture :
Les sedums se multiplient spontanément par semis. Vous pouvez aussi divisez les touffes ou bouturer vos différents cultivars de spectabile :
  • Au printemps, vous déterrez votre touffe et vous la divisez en plusieurs fragments que vous repiquez en terrain ameubli et bien drainé.
  • les sedums se bouturent facilement : à la fin de l’été si vous ne les laissez pas venir à graine, coupez des tiges et repiquez-les directement au jardin ou dans un pot rempli de terre meuble, laissez vos boutures à l’extérieur un peu protégées sous une terrasse et vous verrez pousser de nouveaux pieds !

Roses de Noël


Dès novembre on aperçoit ces belles d’hiver pointant leurs boutons si on a la chance de posséder des plants provenant d’un vieux jardin de grand-mère. Les variétés actuelles comme « Joseph Lemper » ou « Jacob » sont légèrement plus tardives (décembre- janvier).
Ces hellébores niger, (en réalité on devrait dire un ellébore : nom masculin) d’un blanc pur se déclinent en de nombreuses variétés simples ou doubles plus ou moins vigoureuses et plus ou moins faciles à cultiver.

Conseils de culture :
Les hellébores niger sont des plantes assez délicates à cultiver qui peuvent facilement disparaître à la plantation si l’on ne choisit pas des plants assez vigoureux. Evitez les plans en godets trop jeunes qui demanderont plusieurs années pour vous offrir une floraison et s’implanteront de façon trop capricieuse. Préférez un plant robuste et sain.
Plantez-les le plus vite possible après leur achat en profitant d’un moment où la terre n’est pas gelée. Choisissez leur un emplacement légèrement ombragé recevant cependant assez de lumière, en bordure d’un mur, au pied d’arbustes ou de haies caducs. Les « niger » tolèrent le plein soleil, une ombre trop épaisse diminuant leur floraison. Elles préfèrent un sol frais, bien drainé, calcaire et craignent surtout l’humidité stagnante. Evitez la proximité des persistants dont les feuilles gouttent longtemps après les pluies, humidité qui peut entraîner des maladies. Un sol argileux enrichi d’humus pas trop gorgé d’humidité en hiver leur est particulièrement favorable.
 
Attention à ce que le pot n’ait pas trop traîné en jardinerie, vérifiez l’état des racines ! Sortez la plante du pot (que vous découperez si les racines dépassent!) Echevelez ces racines pour les aérer. Faites un trou sur environ 40 cm de profondeur pour 30 cm de large et plantez votre motte en veillant à ce que la base des tiges affleure le niveau du sol afin d’éviter la pourriture du collet qui détruirait les racines.
Arrosez et tassez légèrement le sol. Si votre plante porte des fleurs, coupez les après fanaison afin d’évitez qu’elles produisent des graines qui épuiseraient la plante fraîchement replantée. Si certaines vieilles feuilles présentent des taches noires, coupez-les. Ne laissez pas le sol de vos hellébores trop se dessécher la première année.  Une fois bien installées vos hellébores particulièrement vivaces, résistantes au froid, fleuriront chaque année davantage même sous la neige et n’exigeront que peu de soins supplémentaires. Il vous suffira de biner délicatement pour ne pas abîmer les racines superficielles et de répandre du compost au printemps (en avril).
Il faut savoir aussi que souvent les hellébores ne refleurissent pas dès la première année après la plantation.
Les larges feuilles coriaces protègent les premières fleurs contre le gel et l’on voit rapidement les tiges se dresser et porter de belles fleurs blanches bien rondes ou étoilées, simples ou doubles, selon les variétés. Sous le poids de la neige ou sous l’action du gel, elles plient mais se redressent ensuite pour continuer de fleurir. Certaines variétés rosissent en fin de floraison tandis que d’autres fanent en devenant verdâtres.
Les souches vieillissantes peuvent être divisées. Il faut alors laisser sécher les plaies de coupe et repiquer les éclats rapidement.

Pivoine herbacée

Les pivoines s’épanouissent d’avril à juin suivant les espèces, d’abord les arbustives puis les herbacées.
La pivoine appartient à la famille des Paéoniacées . C’est une plante à racines tubéreuses originaire d’Europe, d’Asie et particulièrement de Chine. Les chinois, comme les grecs ont d’abord cultivé les pivoines herbacées comme plante médicinale. C’est seulement avec la dynastie des Song ( X° s.) qu’elle devient une plante ornementale. Dans la culture chinoise, elle est chargée de symboles: c’est la fleur des honneurs et de la richesse, de la beauté féminine et de l’amour.
En Europe, il existe plusieurs espèces sauvages dont la plus connue est la Paeonia officinalis. Au début du XIXe siècle, l’introduction en Europe de Paeonia lactiflora ou pivoine de Chine, originaire de Chine, de Mongolie ou de Sibérie, permet la multiplication de travaux d’hybridation en France. La plupart des cultivars de pivoines herbacées que l’on trouve de nos jours sont issus de P. lactiflora.
Les pivoines herbacées comportent les pivoines de Chine, avec des fleurs simples, semi-doubles ou doubles (attention ces dernières un peu lourdes seront parfois à tuteurer !), les pivoines japonaises (pivoines simples dont le cœur est composé de fines et longues étamines) et les pivoines officinales souvent parfumées.
Elles sont très rustiques. En mars de gros bourgeons rouge vif apparaissent, le feuillage se développe puis les boutons cèdent leur place à de superbes fleurs. Bien installées, les plantes d’environ 80cm à 1m de hauteur prospéreront et fleuriront chaque année davantage pendant de très nombreuses années.

Conseils de culture :
Plantez-les plutôt en automne pour que les racines puissent s’implanter avant l’hiver. La plantation en plein hiver augmenterait le risque de pourriture. Si vous plantez en fin d’hiver, faites-le alors avant le développement des bourgeons.
Réservez-leur un espace d’au moins 1 m. et creusez un trou de 40 cm de profondeur en mélangeant bien terre et engrais organique. Enterrer la greffe de 5 à 10 cm. L’œil le plus haut sur la couronne doit être à 5 cm sous le niveau du sol. Enterré trop profondément, la plante ne produirait pas de fleurs, plantée trop en surface, la couronne subirait les rigueurs d’un froid ou d’une sécheresse trop virulents.
On les multiplie facilement par division d’une vieille touffe en fin d’été quand le feuillage jaunit. Sortez votre souche, puis séparez les racines en conservant 3 yeux sur chaque morceau. Repiquez les plants ainsi obtenus en les séparant de 70 cm les uns des autres et en leur mettant une couche de 10 cm de terreau de plantation.
Pour améliorer la floraison fertilisez vos pivoines chaque année, au début de l’automne et au printemps après les fleurs.
Eliminez les fleurs fanées en laissant 2 ou 3 feuilles sur chaque tige pour que le cycle végétatif puisse se poursuivre. En automne, il faut couper les tiges des pivoines herbacées à environ dix centimètres du sol. Brûlez le feuillage jauni afin de ne pas favoriser le développement de champignons.

Pivoine arbustive

Simples ou doubles, lisses ou chiffonnées, les fleurs des pivoines, au cours du printemps, offrent à nos yeux éblouis un festival de coupoles rouges, roses, mauves, blanches ou jaunes, unies ou déclinées en subtiles nuances. Des pétales délicats et légers comme de la soie, un feuillage finement découpé et un port élégant font de cette plante une star du jardin ! En déclinant pivoines arbustives et pivoines herbacées on peut obtenir une floraison prolongée qui se marie harmonieusement avec les rhododendrons, les choisyas, les iris ou les ancolies pour former de somptueux massifs ou border des allées pleines de charme !
Les pivoines se présentent soit sous forme ligneuse (arbustes de 1,5m à 2m) soit sous forme de touffe herbacée.

Les pivoines arbustives :
Elles sont cultivées en Chine depuis le VIIe siècle mais leur introduction en France ne se situe qu’au début du XX° siècle. Ce sont des sujets greffés sur des herbacées et ayant déjà au moins 4 à 5 ans de culture lors de leur vente. Elles sont très florifères si elles bénéficient d’un bon ensoleillement et d’un sol fertile. Leur longévité extraordinaire permet d’admirer souvent de très vieux sujets dans les jardins de nos grands-mères.
Elles fleurissent souvent au cours du mois de mai et se présentent comme de petits arbustes pouvant atteindre 2m de hauteur environ. Il existe plusieurs espèces, dont les plus connues sont les suffruticosa (à grosses fleurs roses ou rouges) les lutea (à fleurs jaunes) et les hybrides (aux formes et couleurs variées).

Conseils de culture :
Lors de la plantation qui demande à être effectuée plutôt en automne (mais qui peut se prolonger en hiver lorsque le sol n’est pas gelé !) il convient de bien préparer le sol avant la plantation, de l’enrichir avec un compost de jardin ou un terreau décomposé, les pivoines préférant un terrain argileux, plutôt frais mais bien drainé. Creusez un trou d’environ 40cm de profondeur pour pouvoir enterrer le point de greffe de 5 à 10cm sous terre car cela permet au greffon de mieux s’enraciner. N’arrosez pas trop vos pivoines sauf avant la floraison, la pluie s’en chargera !
Une fois installées, les pivoines demandent peu d’entretien :
  • La pivoine arbustive ne se taille pas. Il suffit d’ôter le bois mort à la fin de l’hiver. Si vous voulez cependant équilibrer une ramure trop dégingandée vous pouvez en fin d’hiver raccourcir une branche en taillant au-dessus d’un œil de ramification. Procédez sur plusieurs années afin de respecter la floraison.
  • Supprimer les fleurs fanées à la fin du printemps au-dessus du dernier œil.
  • Les pivoines arbustives perdent leurs feuilles en fin de saison, faites alors un apport d’humus ou d’engrais organique faiblement dosé en azote après avoir biné au pied de la plante.
Attention: Ne paillez pas autour du pied de vos pivoines afin de ne pas emmagasiner l’humidité que la plante redoute beaucoup et qui pourrait entraîner l’arrivée de champignons (le botrytis : rouille des boutons ou bien le cladosporyum paeonia ) mais binez régulièrement après la pluie pour aérer la terre.
La rouille des boutons provoque le retournement brutal de la branche, des feuilles ou des boutons floraux qui se couvrent d’une masse gris-brun alors que la plante paraissait en parfaite santé quelques heures auparavant. La tige est souvent pourrie en-dessous du bouton, n’hésitez pas, coupez-la et brûlez-la puis procédez à un traitement fongicide approprié.
le cladosporyum paeonia se traduit par l’apparition de petits points rouges qui deviennent en grossissant des taches pourpres sur certaines tiges, feuilles ou fleurs. Les feuillages semblent se mettre à sécher et griller. Nettoyez votre plante malade et faites un traitement curatif puis préventif l’année suivante.

Phlox

En été les belles panicules colorées des grands phlox entre en concurrence harmonieuse avec celles de nos nombreux hortensias pour le plus grand plaisir des yeux. Ces vivaces rustiques au port érigé et buissonnant s’adaptent facilement à nos climats et à nos sols et procurent au jardinier le plaisir d’obtenir une floraison abondante qui perdure longtemps et cela grâce à une culture sans difficulté majeure.
Cette herbacée appartenant à la famille des Polémoniacées doit son nom à Linné, qui les a baptisés d’un mot grec signifiant « flamme », en référence à ses couleurs vives. A part quelques espèces venues d’Asie de l’Est, les Phlox sont essentiellement originaires d’Amérique du Nord et regroupent de nombreuses espèces. Ils furent introduits en Europe au 19ème siècle. Depuis cette époque, ils furent l’objet de nombreuses hybridations particulièrement grâce à l’horticulteur lorrain Victor Lemoine. On trouve des formes très variées de phlox, annuelles ou vivaces mais au jardin nous ne cultivons que des vivaces et nous plantons surtout les grands « paniculatas » des vieux jardins ou les « maculata », variétés à floraisons parfumées. Nous avons aussi quelques variétés couvre-sol de 20 cm de hauteur à floraison printanière.
Les fleurs groupées en grosses panicules à l’extrémité des hautes tiges ramifiées, s’épanouissent de juillet à septembre et se déclinent en de riches palettes blanches, roses, rouges, violettes ou bleues, unies ou bicolores, permettant de constituer des bordures colorées et d’harmonieuses associations avec les hortensias, les asters et les sédums.
Le feuillage vert franc ou panaché leur sert d’écrin valorisant. Leurs fleurs en forme de petit tube surmonté d’une élégante et gracieuse corolle à 5 lobes se regroupent pour donner une grosse grappe fièrement dressée. De nombreuses hybridations offrent des variétés de plus en plus résistantes et florifères. On trouve actuellement davantage de plantes moins hautes, plus résistantes à l’oïdium et une palette de coloris de plus en plus élargie.
Donner les caractéristiques générales des différentes espèces et variétés serait trop long vu leur nombre. Pour faire simple, ce sont surtout la couleur, la taille (variant de 20 cm à plus de 1,50m.!) qui permettent de mieux gérer leur place au jardin ! Nous organisons nos touffes en mélangeant les espèces de façon à mieux les étager et nous jouons sur les harmonies colorées, souvent créées en dégradé.
Nous avons réservé les grands « paniculatas » (ils mesurent plus de 1m.) à la structure plus haute et rigide pour les arrière-plans. Devant eux nous avons placé des « maculatas » moins hauts (0,80m.) au feuillage plus touffu mais ces 2 espèces demandent à être discrètement tuteurées. Puis nous plantons en premier plan des « arendsii » de plus petite taille (40 à 60 cm) fleurissant de juin à août et refleurissant en automne si on les retaille soigneusement après leur première floraison.
En septembre l’arbre présente de nombreuses gousses plates d’une dizaine de centimètres. D’abord vertes, marron puis translucides. Chaque gousse contient des graines orange puis brunes qui donnent facilement de nouveaux petits plants !
 
Conseils de plantation :
  • Pour obtenir une belle touffe et une floraison abondante, il vaut mieux, pour les phlox, choisir un emplacement bien ensoleillé ainsi qu’un sol assez riche bien drainé et les planter en automne ou au printemps.
  • N’hésitez pas à leur accorder un bon apport de compost lors de la plantation. Maintenez un peu de fraîcheur si le temps reste trop sec.
  • Ménager une distance de 40 cm entre deux plantes car le phlox s’étoffe vite.
Conseils d’entretien :
  • Apportez du compost au printemps à vos plants car gourmands, ils épuisent rapidement votre sol.
  • Lorsque les tiges de vos phlox hauts atteignent 20 à 30 cm en mai-juin, coupez au ras les tiges les plus frêles de votre touffe afin qu’elle soit plus aérée et donc moins sensible à l’oïdium
  • Arrosez régulièrement si l’été est trop sec car ils aiment les terrains humides mais sans mouiller le feuillage facilement sujet à l’oïdium (on les guérit avec deux ou trois traitements fongicide préventifs, renouvelés entre juin et septembre).
  • Supprimez les fleurs fanées au fur et à mesure et, après la floraison, rabattez la touffe. Les tiges se cassent facilement à la main.
  • Au bout de 4 ans, divisez-la touffe afin de lui redonner une nouvelle vigueur. Cela vous permettra aussi de multiplier vos plants !

Nivéoles

Qu’elles soient printanières (Leucojum vernum) ou d’été (Leucojum aestivum) les nivéoles sont des plantes bulbeuses rustiques dont les petites clochettes blanches animent le jardin.

Leucojum vernum : la nivéole printanière

On l’a souvent confondue et nommée perce-neige comme le Galanthus nivalis dont elle est proche et qui fleurit peu de temps avant elle. Au jardin toutes deux se côtoient mais si les perce-neige ne se multiplient guère, les nivéoles, elles, au contraire, colonisent à profusion les moindres parcelles libres: sous les arbres où les feuilles mortes s’accumulent, dans l’humus près des fougères mais aussi dans la bonne grosse terre argileuse en plein soleil contre les murs de la maison au sud comme à l’ombre au nord !
La fleur de nivéole est plus grosse que celle du perce-neige et apparaît dès fin janvier début février car elle a besoin du froid pour pointer le nez. Ses clochettes blanches présentent six tépales terminés par une petite tache verte ou jaune selon les variétés. Chaque tige haute d’environ 20 à 25 cm porte ensuite une graine. Lorsque les feuilles jaunissent, les tiges se courbent et les graines se déposent sur le sol pour fournir de nouveaux plants. Elles forment rapidement de véritables tapis par semis. On peut aussi repiquer les bulbes après la floraison par division des souches. Les bulbes, eux, se plantent à environ 10 cm de profondeur dans un sol frais, riche en humus. Mais attention, comme beaucoup d’autres beautés de la nature, la nivéole contient des substances toxiques !
Dans la nature c’est une plante protégée et sa cueillette est souvent interdite ou réglementée car la nivéole est en voie de disparition dans certaines régions. On en trouve encore dans le Nord et dans l’Est. Elle est protégée dans les régions Champagne-Ardenne , Lorraine, Provence- Alpes-Côte d’Azur.

Leucojum aestivum : la nivéole d’été

Les bulbes des nivéoles d’été se plantent en automne à 10 cm de profondeur mais les fleurs n’apparaissent qu’en avril-mai. Leurs tiges sont plus hautes (40 cm environ) que celles des nivéoles printanières et chaque tige porte entre trois à cinq clochettes.Qu’elles soient printanières (Leucojum vernum) ou d’été (Leucojum aestivum) les nivéoles sont des plantes bulbeuses rustiques dont les petites clochettes blanches animent le jardin.

Leucojum vernum : la nivéole printanière

On l’a souvent confondue et nommée perce-neige comme le Galanthus nivalis dont elle est proche et qui fleurit peu de temps avant elle. Au jardin toutes deux se côtoient mais si les perce-neige ne se multiplient guère, les nivéoles, elles, au contraire, colonisent à profusion les moindres parcelles libres: sous les arbres où les feuilles mortes s’accumulent, dans l’humus près des fougères mais aussi dans la bonne grosse terre argileuse en plein soleil contre les murs de la maison au sud comme à l’ombre au nord !
La fleur de nivéole est plus grosse que celle du perce-neige et apparaît dès fin janvier début février car elle a besoin du froid pour pointer le nez. Ses clochettes blanches présentent six tépales terminés par une petite tache verte ou jaune selon les variétés. Chaque tige haute d’environ 20 à 25 cm porte ensuite une graine. Lorsque les feuilles jaunissent, les tiges se courbent et les graines se déposent sur le sol pour fournir de nouveaux plants. Elles forment rapidement de véritables tapis par semis. On peut aussi repiquer les bulbes après la floraison par division des souches. Les bulbes, eux, se plantent à environ 10 cm de profondeur dans un sol frais, riche en humus. Mais attention, comme beaucoup d’autres beautés de la nature, la nivéole contient des substances toxiques !
Dans la nature c’est une plante protégée et sa cueillette est souvent interdite ou réglementée car la nivéole est en voie de disparition dans certaines régions. On en trouve encore dans le Nord et dans l’Est. Elle est protégée dans les régions Champagne-Ardenne , Lorraine, Provence- Alpes-Côte d’Azur.
 
Leucojum aestivum : la nivéole d’été

Les bulbes des nivéoles d’été se plantent en automne à 10 cm de profondeur mais les fleurs n’apparaissent qu’en avril-mai. Leurs tiges sont plus hautes (40 cm environ) que celles des nivéoles printanières et chaque tige porte entre trois à cinq clochettes.

Muguet

Bien sûr on peut ramasser ces petites clochettes blanches odorantes dans les sous-bois et le long des talus à la lisière de la forêt là où le sol est calcaire riche en humus et léger et. où le muguet prolifère facilement en zone tempérée. Mais on peut également le cultiver dans les jardins humides, ombragés mais pas trop cependant car la plante a besoin d’un peu de soleil pour fleurir.
Le muguet se multiplie grâce à son rhizome traçant : la « griffe » très ramifié qui possède un réseau de racines important. Les griffes se repiquent à l’automne ou au printemps. Si votre sol est trop lourd allégez-le avec du terreau et plantez la griffe la pointe vers le haut en espaçant les pieds de 10 cm environ.car le muguet se multiplie aisément.
C’est une plante herbacée rustique qui se présente sous la forme d’une hampe drue d’une vingtaine de cm supportant une grappe de petites clochettes blanches simples ou doubles ou roses. Chaque clochette possède 6 tépales soudés sur la moitié de leur longueur.
La base de la tige est gainée par une membrane brunâtre. De cette gaine se déroulent deux feuilles qui s’opposent, d’un beau vert ; elles peuvent aussi être rayées de fines bandes jaunes ou marginées d’une fine bande blanche sur le pourtour. Les fleurs nous offrent une odeur suave qui embaume la pièce lorsque nous en faisons des bouquets. Le musc substance à odeur pénétrante lui a d’ailleurs donné son nom.
Après la floraison la plante produit des baies rouge orangé. La tige s’amollit, penche ses graines vers le sol .Puis la plante se dessèche jusqu’au printemps suivant. Attention, le muguet est une plante assez toxique il ne faut pas en mettre un brin dans la bouche lorsque vous vous promenez dans les sous-bois.

Iris

Qu’il soit nain, de bordure, intermédiaire ou grand ; qu’il soit barbu (appelé aussi germanica), de Sibérie (sibérica), du japon (ensata) l’iris reste une des plantes phare du jardin grâce à sa gamme étendue de couleurs, sa rusticité et sa culture peu délicate pourvu que l’on respecte bien quelques conseils.
Les iris de jardin, les plus courants, ou iris barbus réclament une exposition très ensoleillée et une terre bien drainée, plutôt sèche car les iris cessent de fleurir lorsqu’ils sont trop à l’ombre et un sol trop humide ferait pourrir les rhizomes. Pensez à grouper et à étager vos plants en fonction des variétés et des coloris choisis. Les grands iris qui peuvent atteindre plus de 90cm demandent à être placés en fond et à être tuteurés.
La floraison des iris s’étale sur deux mois environ en jouant sur les variétés précoces et tardives. Avril et mai sont les périodes les plus spectaculaires. Certains iris parfumés et d’autres remontants apportent des atouts supplémentaires.
Les iris nécessitent peu d’entretien entre deux périodes de rajeunissement. Il suffit de biner légèrement le sol sans blesser les rhizomes, d’éliminer les mauvaises herbes et de rajouter superficiellement un peu de matière organique. Après la floraison, afin que les graines n’épuisent pas les plants, coupez les hampes florales. En septembre, coupez les feuilles en biseau si elles sont tachées.
 
Conseils de culture :
La meilleure époque de transplantation est l’été, après la floraison lorsque la plante est au repos.
Il faut diviser les souches mères lorsque vous constatez que la floraison devient moins abondante : tous les 5 ans environ pour les nouvelles variétés hybrides et tous les 10 ans pour les vieilles variétés de jardin d’autrefois. Pour cela :
  • A l’aide d’une triandine (ou fourche à bêcher) prélevez la souche sans blesser les rhizomes et secouez la terre
  • Avec un couteau bien coupant (et bien propre afin d’éviter les maladies !) sectionnez les rhizomes qui poussent sur le pourtour du rhizome central. Gardez les plus robustes.
  • Observez les rhizomes que vous avez sélectionnés: recoupez-les de façon à leur laisser environ 10cm bien sains en éliminant les racines et les parties de rhizome desséchées; à ce qu’ils comportent un réseau de racines claires et gorgées de sève, de petits bulbes naissants sur les côtés, de belles feuilles vertes.
  • Couper les feuilles en biseau cela facilitera la reprise.
Si votre terre est trop lourde et compacte, allégez- la avec un terreau de plantation et un peu de sable. Préparez vous un espace bien dégagé que vous ameublirez sur une profondeur d’environ 20cm, puis :
  • Positionnez votre rhizome bien à plat, même légèrement sur une petite butte. Enterrez-le à moitié en laissant l’autre moitié affleurer la surface du sol.
  • Espacez vos plants d’environ 30cm car ils se multiplieront rapidement et pour éviter qu’ils ne se chevauchent plantez-les plutôt en quinconce ou en arc de cercle.
  • Arroser jusqu’à la reprise qui ne saurait tarder !

Hostas

Au cœur des massifs, au pied des arbustes, au bord du bassin, associés aux heuchères, aux fougères, aux iris et aux ancolies, les hostas occupent au jardin une place de choix grâce à leurs feuillages aux formes, tailles, couleurs et textures variées.
L’hosta, plante vivace herbacée de la famille des Liliaceae, originaire d’Asie (de Chine et du Japon), tire son nom du botaniste autrichien de la fin du XVIII°s Nicholas Thomas Host mais c’est un français, Charles de Guignes, consul de France à Macao, qui envoya les premières graines d’hosta en Europe vers 1785 où l’on nomma la plante Hemerocallis plantaginea.
Leurs feuillages particulièrement décoratifs présentent des feuilles minces, étroites et allongées ou rondes, épaisses et larges. Elles peuvent aussi être ondulées, lisses, gaufrées ou nervurées, vertes, jaunes, bleutées ou panachées, nervurées, marginées. Les fleurs, en petites clochettes mauves, rose pâle, parfois lilas rayé de blanc grimpent le long de hautes hampes dressées ; certaines grandes fleurs blanches simples ou doubles des « hostas plantaginea » exhalent un parfum suave aux senteurs de jasmin et de fleur d’oranger.

Conseils de culture :
  • Les hostas se plantent dans un sol plutôt riche et humide mais bien drainé. Un endroit ombragé ou légèrement ensoleillé leur convient parfaitement et les feuillages panachés permettent d’illuminer les massifs d’hortensias, de rhododendrons ou de sous-bois.
  • Une touffe devient adulte en cinq ans environ et peut rester en terre très longtemps au même endroit. Au bout d’une dizaine d’années, vous pouvez la diviser pour multiplier et rajeunir votre plante. La multiplication s’effectue au printemps ou en automne. Sortez votre souche avec une triandine en prenant soin de ne pas abîmer les rhizomes charnus, puis découpez des tronçons au couteau et enterrez chaque portion à la même profondeur. En espaçant légèrement plusieurs petits fragments racinés vous obtiendrez rapidement une belle nouvelle souche.
  • Les hostas, associés aux géraniums vivaces, aux heuchères et aux sedums, permettent de superbes potées qui décorent agréablement nos « coins détente » et ponctuent nos allées! Nous utilisons alors un terreau pour géraniums que nous renouvelons tous les deux ans.
Les hostas sont des vivaces faciles à vivre qui ne requièrent guère de soins si ce n’est un peu de temps pour une chasse aux escargots et aux limaces !
Comme ces derniers sont excessivement friands de leurs tendres feuilles, dès le début du printemps, nous formons autour de leur pied un cercle avec des aiguilles de pins parsemées de granulés spécifiques (nous choisissons ceux sans danger pour les hérissons et les animaux domestiques !). Rustiques, les hostas supportent les froids rigoureux. Leur feuillage disparaît entièrement pendant l’hiver mais réapparaît au printemps.
Les hostas redoutent la sécheresse, surtout en situation un peu ensoleillée, apportez leur donc chaque année au printemps un peu de compost que vous recouvrirez avec un mulch d’écorces ou de paillettes de lin. Ainsi dorlotés au jardin comme en pots, vos hostas vous enchanteront par la diversité de leurs feuillages comme par la délicatesse du parfum des fleurs de certaines variétés.