vendredi 5 juin 2015

Les bisannuelles

C’est une plante qui fleurit deux fois dans l’année ou bien tous les deux ans ? bien que ce soit la seconde réponse qui se rapproche le plus de la réalité, il serait inexact, toutefois, d’en rester à cette définition. Les bisannuelles sont des plantes qui s’obtiennent à partir des semis, fleurissent arrivées à maturité et meurent immédiatement après la floraison.
Celle-ci est plus ou moins longue, plus ou moins tardive selon les espèces, mais débute toujours au printemps. D’une certaine façon, ce sont des plantes très voisines des annuelles qui, elle aussi, disparaissent après la floraison, au contraire des vivaces.
Les annuelles, cependant, ont un cycle végétatif très court qui tient sur une même année : semée en fin d’hiver, elles fleurissent les massifs de l’été et peuvent même commencer à apparaître en mai – juin : 6 à 9 mois de vie en moyenne.

Elles démarrent en été : Les bisannuelles ont une durée de vie plus longue, oscillant entre12 et 16 mois, qui se situe à cheval sur deux années du calendrier, d’où le terme de « bisannuelle ». Ces plantes se sèment donc à partir du début du mois de juin jusqu’en août … La germination est alors favorisée par une température ambiante chaude, un cycle de jours longs, à condition de maintenir une humidité suffisante par arrosage et d’ombrer pour que le jeune feuillage ne se dessèche pas. Les plantes ont théoriquement atteint la taille idéale, pour affronter l’hiver, lorsqu’elles sont mises en place à l’automne ; les plants semés trop tôt, s’ils sont très développés, souffriront de l’hiver, leurs jeunes rameaux étant très sensibles aux froid ; à l’opposé, ceux qui ont été semés trop tard ont du mal à vivre sur leurs réserves jusqu’au printemps. C’est pourquoi il est important de bien choisir la date du semis. L’optimum varie d’une espèce à l’autre, et sera indiqué pour chaque plante. Pour obtenir des plants vigoureux et trapus, il convient également également de bien espacer les graines. Les semis en ligne, plus propres et plus contrôlables, sont préférables à la méthode dite « à la volée ». Dès que les premières feuilles sortent, il faut éclaircir les pousses trop denses ; repiquer, au stade 3 feuilles, en laissant 8 à 10 cm entre les plants sur des rangs espacés de 20 à 25 cm : un seul repiquage en pépinière est en général suffisant.

La pensée. Une bisannuelle de début de printemps : (Viola tricolor hortensis) ou pensée, petite plante de 15 à 20 cm de haut, elle est cultivée pour la beauté de sa fleur… Et c’est bien pour cela que les horticulteurs en ont créé de toutes sortes. Il en en existe maintenant de toute les couleurs, unies, maculées de noir, vives ou pâles. Il est possible d’avoir des pensées de février à juin, à condition de les renouveler périodiquement. Elle s’accommode de toutes les expositions, c’est une excellente plante de ville, pour les jardinières et pour les petites bordures. Le semis se fait pendant l’été ; on repique en pépinière. Les plants peuvent y rester tout l’hiver et sont mis en place seulement quelques jours avant la floraison, même aux endroits qui sont à l’ombre toute la journée.

Les Eucalyptus

Cet arbre évoque immédiatement l’Australie, dont il est originaire et dont la quasi-totalité des surfaces forestières est recouverte. De nombreuses variétés ont été naturalisées dans certains pays à climat de type méditerranéen ou subtropical, mais toujours dans des zones à hiver doux.

Les Eucalyptus sont cultivés pour l’exploitation de leurs bois, en particulier pour la pâte à papier, pour l’extraction de cellulose, pour le bois de charpente et d’industrie, mais assez rarement pour le bois d’oeuvre ou de combustible. on utilise le produit de leurs feuilles en extrayant les huiles essentielles, médicinales et industrielles. Celles-ci sont aussi employées en parfumerie. L’écorce produit du tanin.

Les Eucalyptus ont été plantés, dès la fin du siècle dernier, dans la plupart des régions où ils sont pu s’adapter à la nature du sol et au climat, et principalement dans les endroits marécageux ; ce sont en effet des arbres qui absorbent une grande quantité d’eau. Ils contribuent ainsi à l’assainissement des terres en évitant une stagnation d’humidité propice au développement de parasites et de maladies telles que  » le paludisme « .
Culture et multiplication des Eucalyptus : Ces végétaux se multiplient par semis que l’on effectue en terrines en février – mars. Les graines sont à recouvrir très légèrement, et lorsque la plante possède 3 à 4 feuilles, il est bon d’effectuer un repiquage dans des godets. Jusqu’à l’année suivante la plante sera cultivée sous châssis ou en serre et l’on pratiquera la plantation à demeure à l’extérieur, en avril – mai de l’année suivante. La croissance extrêmement rapide de certaines espèces devra impliquer obligatoirement une mise en place dans des terrains profonds. ( vitesse de pousse de 1 à 2 m par an ). enfin, d’autres espèces prospèrent très bien en terrain marécageux et humides : c’est le cas d’eucalyptus globulus et d’E. robusta.
Emplois et utilisations des Eucalyptus : Les essences à croissance rapide seront très recherchées comme arbres forestiers pour effectuer du reboisement, ainsi que pour former des arbres d’alignement soit en bordure de voies, soit sur des mails. Certaines variétés seront précieuses pour assainir les zones marécageuses, et d’autres enfin seront employées en distillerie pour leur essence qui, une fois extraite, est très appréciée pour ses propriétés balsamiques. Des variétés à feuilles décoratives seront cultivées uniquement pour les compositions de bouquets floraux. Des essences à floraison abondante seront recherchées pour l’apiculture. D’une façon générale, les feuilles de l’arbre adulte sont différentes de celles des sujets plus jeunes. Dans les jardins méridionaux, l’Eucalyptus peut très bien remplacer le saule pleureur.

Principales espèces rustiques pour le littoral méditerranéen ou atlantique :
Eucalyptus globulus – E. camaldulensis – E. melliodora – E. polyanthemos – E. dabrympleana - E. mac arthuri – E. gunii – E. urnigera .

Les plantes bouches – trous : les sedums

Les sedums forment une grande famille de quelque 600 espèces vivaces ou annuelles, rustiques ou non, caduques ou persistantes, cultivées en intérieur ou en extérieur. Leur nom latin « vient du siège », ce qui veut dire qu’elles s’installent confortablement là où elles se trouvent, même sur des rochers ou des murets abrupts. on les retrouvent un peu partout sur le globe.

Certains sedums furent et sont encore considérés comme plantes comestibles; on les mange en salade (sedum album), et on les utilise comme plantes médicinales (sedum acre et sedum telephium).

La culture des sedums : Il existe peu de plantes aussi robustes et aussi peu exigeantes, dans la mesure où l’on sait choisir. Comme beaucoup d’autres crassulacées, les sedums s’adaptent à toutes natures de terre : sèches, sableuses, calcaires, brûlées par le soleil, en bord de mer, arides ou caillouteuses ; par contre, ils redoutent les terres humides, froides, collantes, mal drainées, et, paradoxalement, ils réagissent  très mal aux terres riches et fertiles où la nourriture est trop abondante. Il s’ensuit une sorte de dégénérescence, un feuillage mou et allongé, une floraison médiocre.

On met les sedums en place par beau temps, entre octobre et avril, en mélangeant beaucoup de sable à une terre trop lourde. Après floraison, laissez les inflorescences fanées sur la plante jusqu’au printemps suivant, elles s’arracheront facilement.
Les sedums ne redoutent qu’une maladie due à un excès d’humidité : la pourriture du collet ou des racines. pour cette raison, il est recommandé de recouvrir la surface de la terre d’une couche de petits gravillons, qui éviteront aux feuilles basses ou au tiges  rampantes d’être en contact avec une humidité stagnante, et qui par la même occasion, écarteront limaces et escargots.

La multiplication des sedums : La méthode la plus facile, économique et rapide, est le bouturage de tige, de 2 à 6-8 cm de long selon l’espèce, prélevées de mars à juillet. Les tiges placées en pépinière ou en pot, ne tarde guère.
Le semis s’effectue au printemps, sous châssis, en terrines, mais ne reproduit pas fidèlement les variétés. repiquez les jeunes plants le plus vite possible en caissette puis en godets. Placez-les à l’extérieur à l’automne ou au printemps suivant.

Les meilleurs sedums de jardin : sedum acre, sedum album, Sedum anacampseros, Sedum « autumn Joy », Sedum reflexum, Sedum roseum, sedum spectabile, sedum spurium.

L’iris du jardin

L’Iris, c’est une plante un peut à part … Sa fleur, populaire entre toute, a fleuri toutes sortes de jardins, pas toujours les plus beaux. Quelquefois, elle se contente même d’un talus de bord de route pour s’épanouir ; pourtant, elle reste encore empreinte de raffinement et sa fière allure garde toujours une note d’originalité.

L’iris, ce n’est pas la rose, ni l’orchidée, mais il a cependant ses admirateurs passionnés, ses adeptes pourrait-on dire. Ceux là guettent chaque année avec impatience la dernière création, le nouveau coloris : une nuance de rose entre le saumon et le rose vif ou un bleu outremer ; la curiosité : une fleur où la barbe sera rouge vif ; ou encore l’esthétisme : une parfaite harmonie entre la couronne de pétales jamais ouverte et les trois sépales retombants qui ne doivent jamais se laisser aller, mais rester bien obliques.

Iris du jardin : issu du croisement entre des espèces très anciennes telles que germanica, pallida, variegata, c’est le plus répandu et le plus connu. Devant la multitude d’hybrides, il est difficile de faire un choix; pour cela, il convient de s’aider des catalogues qui présentent en général la fleur… la première critère de sélection, totalement subjectif, est sans doute la couleur ; parmi toutes les nuances proposées, celui qui n’en trouverait pas une à son goût serait bien difficile.

Il y en a dans les tons purs, unis : blancs (Neige de Mai, Henry Shaw), roses (pink horizon, Esther Fay, One desire), bleu ciel (Pacific, panorama), outremar (Matinata ), jaunes (orange parade, Granada gold), ou brun (Vita fire). Il est impossible de tous les nommer, et les variétés se multiplient à l’infini, lorsque l’on considère les panachés où des stries de couleurs intenses se dessinent sur des fonds pastel, à moins que le violet ou le jaune viennent cercler les sépales de couleur claire.

Malgrès tout, on peut dire, sans exagération, que tous les iris donnent toujours satisfaction ; même si certains sont plus adaptés que d’autres à vos besoins, tous sont des plantes robustes, faciles à cultiver et pérennes, c’est à dire qu’elles profitent longtemps, presque indéfiniment lorsque l’on sait les entretenir.
L’entretien est simple : d’abord, il faut les planter à la bonne saison, c’est à dire pendant l’été ou encore au début de l’automne, lorsque la plante est au repos, après la floraison. Le terrain importe peu, à condition cependant qu’il ne soit pas très acide ni trop humide. L’idéal serait d’avoir un sol à tendance calcaire, très bien drainé, même plutôt sec, et une exposition très ensoleillée. C’est pourquoi il est parfois bon de chauler les plates-bandes qui recevront les iris et de réserver les terres plus riches et plus fraîches à d’autres cultures.

Le rhizome ne doit pas être enterré de plus de la moitié de son épaisseur ; il suffirait même de le plaquer au sol si les vents et les intempéries ne risquaient de venir le déchausser. L’Iris fleurit dès le printemps qui suit sa mise en place. son développement est si rapide qu’il faut diviser les touffes tous les trois ans environ. La multiplication a lieu en été au même moment que la plantation. Il suffit pour cela de déraciner les pieds, de supprimer alors les vieux rhizome pour ne laisser que les jeunes rejets dont la reprise est plus aisée. Une fois les pieds séparés, il faut les « raccourcir », c’est à dire supprimer un tiers à une moitié de la longueur des feuilles, puis les remettre en terre sans arrosage.

Plantation printanière des oignons à fleurs

Certains oignions à fleurs ont connu des moments prestigieux et ont coûté des fortunes. Moins onéreux aujourd’hui, ils n’en ont pas perdu pour autant leur charme et leur fantaisie. C’est pourquoi ils sont toujours très cultivés ; d’autant plus que, selon le choix des variétés, ils nous apportent leur floraison durant toute l’année- en appartement durant l’hiver, bien entendu.

Paradoxe dans des appellations et confusions à éviter : les bulbes de printemps (iris, anémone, jacinthe, narcisse,…), qui fleurissent de mars à mai, se plantent à l’automne ; au printemps, on plante les bulbes d’été, et en été ceux de l’automne. Autre point à éclaircir : l’appellation des bulbes. On applique le nom de bulbes non seulement aux bulbes vrais, qui comportent des écailles comme l’oignon potager, un bourgeon central et un plateau (narcisse, jacinthe,lis…), mais aussi à toute plante présentant une protubérance souterraine capable de production. Ainsi, les cormus, ou bulbes solides, qui n’ont pas d’écailles et sont en fait des rhizomes épaissis (glaïeul, crocus…) ; les rhizomes, qui sont des tiges souterraines charnues (iris, muguet,…) ; les tubercules – tiges (anémones, bégonia) et les tubercules – tiges (dahlia, renoncule,..). C’est pourquoi il ne faut pas s’étonner si nous classons l’iris et le dahlia parmi les bulbes.

Voici le moment de planter les bulbes printaniers à floraison estivale. Quels sont-ils ? D’abord et surtout le dahlia, le freesia, le glaïeul, le lis…
Comment les planter ? Leur plantation varie énormément selon les espèces. Il est donc important de les présenter un à un :
Le dahlia : sa plantation commence début avril. La profondeur varie selon les espèces naines ou hautes et va de 5 à 15 cm. Il demande une exposition très ensoleillée et craint la sécheresse. Les grands dahlias sont plantés en plates-bandes ; quant aux nains, ils trouvent leur place dans les massifs, les plates-bandes et les jardinières.

Le freesia : plantation à partir du  début mai à une profondeur double de son diamètre et à 5 cm en tous sens. Le freesia aime particulièrement les terrains humides et ensoleillés. Il peut se planter en bordure, en groupe d’une dizaine d’éléments, et en potées sur balcon et terrasse.

Le glaïeul : planter à partir du fin mars et progressivement jusqu’en mai pour étager la floraison en cas de culture de la fleur coupée. On le place dans les plates-bandes par groupes d’une dizaine d’unités de même coloris à 10 cm de profondeur et 15 cm d’écartement. En région venteuse, il faut envisager le tuteurage.

Le lis : c’est une plante « royale » mais délicate ; il craint l’humidité, redoute le vent. A planter de février à avril, avec un mélange de sable et de charbon de bois par groupes de 3 sujets au minimum à 12 cm de profondeur et 15 cm d’écartement. Il faut envisager un tuteurage pour les variétés hautes.

Plantes annuelles à semer au printemps

Agératum. Plante de 0.15 m à 0.40m de hauteur selon les variétés. Ramifiée en touffe, elle est surmontée par de nombreuses fleurs en forme de petits pompons bleu, blancs, violets ou rouge pourpre. Semis en mars – avril à chaud, repiquage à chaud ou sous châssis froid, mise en place en mai. On peut aussi semer en pépinière bien exposée, repiquage au même endroit, mise en place en mai – juin.

Arctotis. Plante pour terrains secs et ensoleillés, elle s’élève à 0.70 m. ses fleurs ont la forme de grandes marguerites aux couleurs pastel, rose, orange ou jaune. Il en existe une variété naine à grosses fleurs de 0.30 m de hauteur. Semis en mars – avril sous abris (châssis). Mise en place en mai.

Balsamine. Elle peut fleurir à mi-ombre ou en plein soleil. Ses fleurs sont doubles, aux coloris variés (du blanc au violet en passant par le rouge) et sont de longue durée. Semis en avril à chaud, repiquage à chaud et mise en place en mai. On peut aussi la semer en pépinière bien exposée et mise en place en mai – juin. Bien que pouvant fleurir en tout terrain, on leur donnera de préférence un sol riche. Distance de plantation de 0.40 m à 0.60 m de hauteur, et 0.30 m pour les espèces naines de 0.25 m.

Clarkia. N’hésitez pas à cultiver les clarkias pour égayer votre jardin. Qu’il s’agisse de clarkia élégante ou de clarkia gentille, ces plantes s’intégreront à vos plantations d’été et les variétés naines s’utiliseront en bordures ou en jardinières. Elles vivent au soleil ou à mi-ombre dans tous les sols. Les fleurs réparties de long des tiges sont simples ou doubles, de couleur blanche, rose saumon, rouge ou violette. La hauteur varie de 0.30 m pour clarkia gentille à 0.50 m pour clarkia élégante. Semis en place de mars à mai. Eclaircissage à 15 ou 20 cm entre chaque plant.

Impatiens. Plante très utile pour fleurir les endroits à l’ombre, exposés au nord, les cours privées de soleil. Elle peut aussi épanouir au soleil ses petites fleurs aux coloris variés, rose, blanc, saumon, vermillon, rouge, mauve, violet. De 0.10 m à 0.50 m de haut selon les races, elle viendra mieux en sol frais. Semis en mars – avril à chaud, repiquage sous abri à froid à 0.10 m de distance, mise en place en mai à 0.30 m de distance.

Pétunia. C’est une des plantes annuelles dont on a obtenu par croisement le plus grand nombre de variétés. Plantes naines, plantes élevées, plantes dressées ou retombantes à fleurs simples ou doubles, grandes ou petites dans une gamme très étendue de coloris et de formes. Elle trouve sa place sur la fenêtre, au balcon et dans le jardin où elle fleurit toute la saison dans un sol léger, humifère et en exposition claire et ensoleillée. Semis de mars à avril en caissette ou en terrine à l’abri sous châssis ou en serre. Repiquage en pépinière ou en pot. Mise en place en mai à 0,20 m et à 0,40 m pour celles à grand développement.

Sauge. Le rouge éclatant de la sauge est incomparable pour la composition des massifs de l’été. Les variétés naines de 0,15 m de hauteur servent à garnir les jardinières et à faire des bordures. Les sauges aiment le soleil et un sol fertile et frais. Semis à chaud en mars – avril. Repiquage à chaud en caissette. Mise en place en mai.

Autres annuelles à semer en printemps : Acroclinium, Adonide, Alysse odorant, Amarante crête-de-coq, Bégonia, Belle de jour, Campanule, Capucine, Célosie, Centaurée, Chrysanthèmes annuelles, Coréopsis, Cosmos, Dahlia, ficoïde tricolor, Gdétia, Ipomée – volubilis, Lobélia, Muflier, Oeillet d’inde, Pavot annuel, Phlox annuel, Pied – d’alouette annuel, Pois de senteur, Pourpier, Reine – marguerite, Rose d’inde, Souci, Zinnia.

Plantez des Hortensias

L’hortensia est l’un des plus belles plantes à floraison estivale apprécié non seulement pour l’abondance de ses fleurs mais aussi pour leur durée, facile à cultiver, demandant peu de soin, il refleurit chaque année. Considérée comme un végétal pour climats maritimes, cette plante frileuse se plait à l’ombre à exposition nord. Elle peut aussi vivre dans d’autres conditions aussi bien à l’ombre qu’au soleil, dans toute bonne terre de jardin non calcaire et sous tous les climats, moyennant quelques soins et lui choisissant l’endroit le plus favorable. Cette plante,qui porte le nom scientifique d’hydrangea.
C’est une plante intéressante pour sa floraison, mais aussi pour ses aptitudes à vivre dans des conditions particulières, là où très peu de plantes auraient pu se développer et fleurir. Sa durée de floraison est due au fait que la partie ornementale de l’inflorescence est composée de fleurs stériles, dont les sépales colorés se comportent comme des feuilles et verdissent même en fin de « floraison ». Cette floraison débute en juin et se poursuit jusqu’en octobre, selon la précocité des variétés.

La plantation : La plantation des hortensias se fait de novembre à mars ; c’est une plante servant à faire des massifs, des haies, placés le plus souvent à proximité de la maison. Ils sont plantés aux expositions nord-est et ouest. L’exposition sud près d’un mur leur est défavorable et abrège la floraison.
Certes, ils supportent le soleil, où ils prennent une meilleure coloration, mais sur des emplacements dégagés, aérés et où le degré d’humidité atmosphérique est assez élevé. Ils se portent bien au bord des pièces d’eau, le long des ruisseaux et, d’une façon générale, dans les sous-bois. On peut aussi les inclure dans les massifs de plantes de terre de bruyère en leur donnant suffisamment d’espace et de retrait par rapport aux autres plantes. Une tache, ou un massif, sera de préférence (selon les goûts), constituée par des plantes de la même variété.

Il n’est pas rare de rencontrer des hortensias isolés dans un jardin, ceux-ci étant pour la plupart, au départ, des potées fleuries d’intérieur. Pour les récupérer, après floraison en intérieur, les tiges doivent être rabattues à 10 ou 15 cm du sol, et la plante sortie de son pot est plantée, après que l’on ait vérifié si sa motte de terre est humide.
En cas de gel, protégez la souche par une couverture de feuilles sèches ou de tourbe. Si l’hortensia redoute le calcaire, il apprécie toute bonne terre de jardin, sa préférence allant aux terrains argilo-siliceux et fertiles, où il peut atteindre un grand développement.
Il est toujours possible de cultiver quelques hortensias dans un jardin même si le sol ne leur convient pas. Il suffit de changer la terre sur 40 à 50 cm de profondeur et de la remplacer par une bonne terre végétale non calcaire ou un mélange de terreau de feuilles et de terre de bruyère. La plantation en elle-même ne présente aucune difficulté ; il faut toutefois s’assurer que la motte n’est pas sèche, car autrement ce serait aller à un échec certain.

Par précaution, faites tremper les mottes avant de les planter. En ce qui concerne les engrais à mettre dans le sol avant la plantation, sachez que l’hortensia accepte une fumure de fond. Cette fumure sera dispensée sous forme d’engrais organique. Pendant sa végétation en février – mars, on pourra répandre sur le sol si le besoin s’en fait sentir, des engrais de dissolution rapide riches en potasse et en azote, ou spécifiques pour plantes de terres de bruyère si l’hortensia se trouve dans un tel milieu. Lors de la plantation, tenez compte de leur développement futur pour les distancer suffisamment les uns des autres (de 80 à 100 cm).

Un arbuste populaire : l’Hortensia

Lorsqu’on prononce le nom de cette plante, une image de jardin d’été, en sous-bois clair, vient à l’esprit. Bleu, blanc, rose …, peu importe ; mais on  entrevoit une haie fleurie, des boules de fleurs colorées où se mêle une odeur de mousse humide.

L’hortensia, si populaire, reste le symbole du jardin d’été. En effet, très rustique dans la plupart des régions douces, il forme un superbe arbuste qui convient à la plupart des jardins. Chaque année, la floraison est assurée quand arrive la période des vacances.

Botaniquement parlant, le genre Hydrangea renferme quelque 80 espèces, à feuilles caducs, d’autres à feuillage persistant. La plus commune, H. hortensis ou H. macrophylla, nous vient de chine et du japon. Souvent acheté un jour de fête chez un fleuriste, l’hortensia se trouve plantée dans un coin ombragé du jardin, où il va reprendre vie jusqu’à atteindre 1,50  ou 1,80 m parfois 2,50 m et plus dans les régions littorales à climat doux : mais attention, il faut répondre à ses exigences quant à la nature du sol.

Pour l’hortensia, vous choisirez une plate-bande de terre humifère gardant bien la fraîcheur, enrichie de terreau ou fumier bien décomposé, additionné de tourbe. Si vous craignez que le sol soit trop lourd, n’hésitez pas à apporter quelques seaux de sable de rivière. Si, de plus, vous possédez cette terre contre un mur, une haie ou sous la voûte de quelques arbres, les jeunes plants ne s’en trouveront que mieux : ils aiment sentir une protection contre le vent, les gelées et le soleil trop violent.

La terre acide n’est pas obligatoire, mais elle permet l’obtention de fleurs d’un beau bleu vif. Pour entretenir cette acidité, faites un apport régulier, tous les ans, d’une grande quantité de tourbe ainsi que du sulfate d’aluminium. En sol neutre, les variétés prennent des tons hybrides de mauve, lilas ou pastel décolorés. Pour obtenir des coloris rose franc, ajoutez 50 g / m2 de calcaire pilé autour des racines tous les ans.


Quel que soit le type du sol, l’hortensia a bon appétit et sera content d’un apport annuel de fumier bien décomposé en avril. Il va sans dire qu’il n’aime pas manquer de fraîcheur ni d’eau, qu’il faudra lui donner en bonne quantité ( il redoute les coups de sécheresse ).

Supprimer les inflorescence fanées au sécateur. La taille des rameaux ne s’impose que pour limiter la force de la végétation et ramener une silhouette à une forme régulière. Supprimer aussi les tiges faibles et abîmés, surtout celles du centre de la touffe, avant le démarrage de la végétation, en février mars. Pour obtenir de grosses fleurs et favoriser le développement de pousses nouvelles, rabattez à la même période, au ras du sol, les tiges ayant deux ou trois ans.

Soins d’hiver pour vos plantes d’intérieur


L’hiver est une saison éprouvante pour nos plantes d’appartement. Chauffage et manque de lumière sont le lot de ces végétaux, pour la plupart exotiques, qui égayent nos intérieurs, les vérandas ou les serres d’agrément. Apprenez à leur faire passer la mauvaise saison dans les meilleures conditions.

Arrosage

En fonction de la température ambiante, vous devrez arroser pour que la terre ne sèche pas, mais bien moins souventqu’en pleine période de végétation. Attention toutefois aux plantes dont les mottes de terre acide ou tourbeuse sèchent irrémédiablement. Mieux vaut donc pour les azalées ou les cytises jaunes en particulier procéder à un bassinage une fois par semaine. Pour ce faire, immergez complètement pot et motte dans un récipient d’eau tant que vous observez des bulles d’air remonter à la surface. Laissez ressuyer avant de réinstaller en cache-pot.

Méfiez-vous cependant, tout particulièrement en cette saison, des cache-pots étanches qui retiennent l’eau et favorisent asphyxie des racines et pourritures. Videz-les régulièrement.
Employez, pour vos divers arrosages, une eau à température ambiante et non glacée.

Exposition

Rapprochez les plantes des sources de lumière. Installez-les, au besoin, sur des sellettes pour leur offrir un maximum d’éclairage. Parfois, mieux vaut les placer au pied des fenêtres ou baies vitrées, protégées des rayons du soleil par un simple voile. Ceci s’avère cependant déconseillé si le sol dallé est par trop froid.
Certains doubles ou triples vitrages filtrent des rayons colorés ce qui peut induire une décoloration des feuilles chez des plantes succulentes ou à feuillage panaché. Ce n’est toutefois pas trop grave.
A défaut d’une exposition lumineuse suffisante, vous pourrez recourir à l’installation d’un éclairage par rampe type « lumière du jour« , disposé auprès des plantes, à 30 cm environ.

Température

Méfiez-vous d’une trop grande proximité des sources de chaleur et, en particulier, de la convection d’air chaud et asséchant pour les plantes situées sur une tablette de radiateur. Disposez vos plantes selon leurs exigences: les pièces fraîches pour l’azalée, cyclamen, primevère, jacinthe… plus au chaud pour les tropicales, le poinsettia, les broméliacées et cactées. La plupart des plantes d’appartement apprécieront aussi une température nocturne plus basse qu’en plein jour.

Courants d’air

Ecartez vos plantes vertes et fleuries des courants d’air froids, voire glacés et desséchants. Eloignez-les donc des entrées donnant sur l’extérieur et méfiez-vous des rebords de fenêtre, clairs, mais mal isolés.

Hygrométrie

Plus que la chaleur, certaines plantes risquent de souffrir d’une trop faible hygrométrie. Pour y pallier, posez leur pot dans une écuelle ou un bac de jardinière, garnis d’un lit de gravillons et remplis d’un fond d’eau qui s’évaporera progressivement. Pensez à brumiser les plantes à feuillage décoratif lisse une fois par semaine avec de l’eau tiède. Attention aux feuilles velues et fragiles des saintpaulias, gesnérias, streptocarpus par exemple. A défaut, installez des brumisateurs électriques.

Fertilisation

Mis à part les plantes qui préparent leur floraison, mieux vaut diminuer progressivement les apports d’engrais liquides durant la mauvaise saison.

Maladies

Elles sont principalement dues, en hiver, à une atmosphère humide et confinée favorisant l’apparition de maladies cryptogamiques. Préventivement, aérez les plantes en les distançant. Supprimez les parties malades dès l’apparition des symptômes.

Prédateurs

Les araignées rouges et les cochenilles apparaissent plutôt en atmosphère chaude et sèche. Procédez, en prévention, à des pulvérisations d’eau tiède ou installez un brumisateur. En cas d’attaque, pulvérisez un acaricide après avoir emballé la plante dans une poche en plastique. Les cochenilles seront détruites en appliquant dessus un coton imbibé d’une dilution d’alcool à 70° dans de l’eau savonneuse.

Rempotage de vos plantes

Il est nécessaire à un moment donné de renouveler la portion du sol dans laquelle les plantes en pots puisent leur nourriture. Cette opération se déroule soit au début du printemps, lorsqu’on bénéficie encore du chauffage dans la maison, soit à l’automne, au retour des vacances, lorsqu’on rentre ces plantes du jardin.
Ce rempotage est indispensable lorsque les racines de la plante tapissent les parois du pot, lorsque la terre est dite « usée », quand l’eau traverse comme une passoire, nécessitant des arrosages de plus en plus fréquents, rendant les engrais inefficaces. Alors la plante commence à dépérir, son feuillage se ternit, les jeunes feuilles ne grandissent plus et se flétrissent. La fréquence des rempotages d’une plante vivant en intérieur ne peut pas être déterminée à l’avance. Cela dépend de la rapidité de croissance de l’espèce cultivée et des conditions dans lesquelles se trouve. Un examen annuel de l’état de la motte aux périodes indiquées ci-dessus s’impose. Il se peut néanmoins que, malgré un système radiculaire peu développé et encore l’aise dans son récipient, la plante marque un arrêt de croissance :la mauvaise qualité de la terre ou les dimensions exagérées du récipient peuvent en être la cause.
A propos des récipients : Le volume nécessaire à la vie d’une plante en pot doit rester proportionnel à son système radiculaire. Un volume trop important peut aller à l’encontre de vos bonnes intentions. Cette masse de terre en partie inexploitée par les racines maintiendra une humidité excessive, qui se traduira dans un premier temps par le jaunissement du feuillage. aussi lorsque vous changerez de récipient, prenez un calibre au diamètre supérieur de 2 à 3 cm seulement, en pensant que « mieux vous rempoter souvent qu’avoir un pot trop grand ». D’ailleurs, il n’est pas forcément nécessaire, à chaque rempotage, d’augmenter les dimensions de la poterie : c’est le cas pour des plantes comme le Clivia, dont on débarrasse les racines de la majeure partie de la terre et qui seront ainsi aisément contenues dans le même récipient. Le Sansevieria, également aime être « chaussé » à l’étroit, et redoute fortement d’être à l’aise.
Pratique du rempotage : La majorité des rempotages effectués à l’intérieur se font à partir des plantes possédant une motte de terre compacte que l’on replace dans un récipient légèrement plus grand. Pour dégager aisément cette motte de l’ancien récipient, arrosez-la tout d’abord copieusement ; cette précaution évitera la détérioration de la motte au cours de l’opération et favorisera les chances de reprise. si la motte reste sèche, la terre qui l’entourera s’imbibera plus facilement, prenant pour elle toute l’humidité, l’eau ne faisant alors que ruisseler le long de la motte initiale sans y pénétrer ; et c’est ainsi que, malgré des arrosages fréquents, la plante peut mourir de soif.
après  avoir choisi votre récipient, placez au fond quelques débris de pot pour assurer le drainage des eaux. Déposer au fond une poignée de terre pour asseoir la motte. Débarrassez celle-ci des débris de pot qui se trouvent entre ses racines. Faites tomber la terre friable aux angles de la motte, de façon à l’arrondir un peu, et placez-la dans son nouveau récipient en veillant que son niveau supérieur arrive à quelques centimètres en dessous du rebord du pot, afin de constituer une cuvette utile pour l’arrosage. La terre est ensuite glissée entre la motte et le pot et tassée au fur et à mesure.

Les tomates ; conseils pour l’été

La tomate est certainement la plante la plus exubérante du potager. si on l’abandonne à sa végétation naturelle, le plan va émettre un très grand nombre de ramifications secondaires, puis tertiaires… qui se couchent sur le sol et s’enchevêtrent. Il faut donc le conduire et le soigner :
Le tuteurage : Lui offrir un tuteur et le maintenir à l’aide d’attaches plastiques ou de raphia.
L’ébourgeonnage : pour éviter les ramifications secondaires qui se forment à l’aisselle des feuilles.
Le pincement : Le pincer pour éviter son développement en hauteur et limiter le nombre de ses bouquets de fruits à trois ou quatre, parfois plus avec les variétés dites à végétation indéterminée ; ou encore pour le conduire en U simple ou en U double.
Le traitement : Le traiter préventivement contre les maladies comme le mildiou et la septoriose( utiliser un produit à base de manèbe, de zinèbe ou de zirame).
L’arrosage : Arroser suffisamment pour éviter la coulure des fleurs et leur avortement.
Forme après pincement :
Le U simple : placer le plan entre deux tuteur espacés de 40 cm. Le pincer à trois feuilles. Laisser partir deux branches palissées sur les deux tuteurs.
Le U double : Placer le plant de tomate au milieu de quatre tuteurs espacés de 40 cm. Le pincer à trois feuilles, laisser partir deux branches que l’on dirige obliquement vers le milieu de deux tuteurs ; pincer ces deux branches, leur laisser deux rameaux que l’on palisse.
Une variété est dite de végétation indéterminée lorsqu’elle peut grandir indéfiniment. On peut les conduire sur 8 ou 9 bouquets. La végétation est déterminée quand elle s’arrête d’elle même à 3 ou 4 bouquets.

Focus sur les différents types éclairages de jardin

On attend beaucoup de nos luminaires d’extérieur.  Lampadaires, balises, appliques, ils ont tous une fonction bien précise pour mettre en valeur nos différents travaux de jardinage ou tout simplement notre jardin en général. Il faut qu’ils soient fonctionnels certes, et correspondent au mieux à l’usage auquel on les destine, mais également suffisamment design pour s’harmoniser au mieux dans le décor. Qu’il s’agisse d’éclairer une façade, une terrasse ou de baliser des massifs, plantations ou ornementations, il y a toujours un type de luminaire adapté.

Les appliques d’extérieur : 

Les appliques d’extérieur sont idéales pour éclairer une façade. Un modèle stylisé de type lanterne vous permettra en plus de mettre en valeur un élément architectural de votre maison, une statue ou encore une allée. Ce type de luminaire permet également de limiter les risques d’accidents en signalant un escalier, une marche ou une dénivellation.

Un modèle solaire équipé d’un détecteur de mouvement conviendra parfaitement pour vous guider lorsque vous sortez les poubelles, rentrez votre voiture ou encore pour repousser les intrus.

Les lampadaires :

Les lampadaires sont à privilégier pour éclairer les terrasses ainsi que les aires de détente. Pour ce type d’utilisation il est préférable d’utiliser un éclairage puissant. Certains modèles sont équipés d’un détecteur de crépuscule et fonctionnent à l’énergie solaire. Tous les types d’ampoules sont utilisables : LED ou bien à incandescence.
Pour ce qui est du design, une multitude de style est disponible. Les lampadaires sont parfaits pour chasser les zones d’ombre et profiter de sa terrasse ou de son jardin de jour comme de nuit.

Les balises d’extérieur : 

Les balises sont parfaites pour mettre en valeur votre extérieur. Libre à vous de les répartir judicieusement dans le jardin pour qu’elles s’intègrent au décor et créent l’atmosphère nocturne de vos souhaits. Elles façonnent des ambiances et sculptent des volumes pour faire ressortir vos haies, plantes, arbres ou fontaines.

Leurs fixations s’adaptent à tous les types d’emplacement tandis que des modèles fonctionnant à l’énergie solaire vous garantissent une consommation énergétique nulle.

Des plantes à cultiver en serre, à la maison ou dehors

Il est usuel de distinguer des catégories bien distinctes parmi les plantes : arbustes, vivaces, annuelles, rustiques et non rustiques … autant de qualitatifs bien souvent abstraits pour un jardinier non averti. Cependant, il semble évident à tout le monde que plantes d’intérieur et plantes de jardins
sont deux grandes familles qui nécessitent des modes de culture très différents. les premières s’achètent chez le fleuriste et sont surtout cultivées pour leur feuillage ; originaires de pays chauds, elles ont besoins de l’aide de nos radiateurs pour se développer et, faute de place, aussi grandes que puissent être nos maisons, on les cultivent en pots ou en bacs. au plus fortes chaleurs de l’été, ces plantes dites vertes vont parfois sur la terrasse ou le balcon pour y respirer le grand air du dehors. Ce séjour extérieur peut être plus ou moins long selon les espèces ; ainsi, des plantes relativement solides comme le lierre, l’asparagus, l’aralia ou le fatsia peuvent prendre de longues vacances à l’extérieur tandis que d’autres plus tropicales, tels le croton, le cordyline, le dieffenbachia, résistent difficilement au courant d’air.
A l’opposé, les plantes de jardin, même si elles ont besoins d’un séjour en « couveuse » dans leur prime jeunesse, supportent difficilement de retourner ensuite dans une atmosphère confinée, souvent trop chaude et déshydratée. certaines, cependant, voient leur floraison se prolonger lorsqu’elles sont rentrées en fin de saison ; c’est le cas du Géranium, de l’impatiens ou du fuchsia dans les régions où les gelées sont précoces.
et puis la nature est rarement gouvernée par des lois aussi tranchées ; ainsi, il est un certain nombre de plantes mixtes qui se cultivent aussi bien en intérieur qu’en extérieur et qu’il est possible de déplacer selon les régions et les saisons. Ce type de plantes n’auraient peut être pas beaucoup d’avantages si elles n’avaient le mérite, pour beaucoup d’entre elles, de fleurir l’hiver ; certaines parce quelles peuvent être prolongées tard en saison, les autres au contraire, parce qu’elles apparaissent à l’intérieur avant le printemps ; dans ce dernier cas, elles subissent plus au moins un forçage. Parmi ces plantes à fleurs nous distinguerons : les plantes de serre froide, les plantes de serre chaude et les bulbeuses.
Les plantes de serre froide : Ce sont des potées fleuries que l’on offre en cadeau dès la période de Noël et jusqu’au printemps ; elles se maintiennent bien à l’intérieur à condition de leur donner assez de fraîcheur, d’air et de lumière et, si elles n’ont pas été trop forcées, elles se prolongent dehors au printemps. La plus célèbre est sans doute l’azalée, ce petit arbuste souvent maltraité en appartement ; ce mauvais traitement, souvent dû à un excès de chaleur, conduit la plupart d’entre nous à le jeter quelques semaines après sa floraison, alors qu’il aurait pu reprendre en terre.
Les plantes de serre chaude : la plupart des plantes d’intérieur se situent dans cette catégorie ; citons en rappel celles qui alternent période de repos et période de floraison : le saintpaulia, le Clivia, le poinsettia, le columnéa, la pervenche de Madagascar, la passiflore …

Des fleurs pour des bouquets

Dans un jardin, de nombreux végétaux à fleurs ou à feuillage peuvent fournir d’excellentes raisons pour vous lancer dans l’art floral. L’inconvénient de ce genre de passe-temps, c’est qu’il faits souvent du tort aux massifs du jardin. Pour résoudre ce problème, nous vous conseillons de prévoir un coin spécial pour vos fleurs à couper, dans lequel vous cultiverez des espèces décoratives, à longues tiges et tenant en vase. Évidemment, à condition d’avoir le sécateur « léger », vous pouvez couper par-ci par-là quelques rameaux dans vos plantations, en veillant de le faire avec discrétion. Pensez également aux plantes sauvages et aux herbes folles qui forment de magnifiques compositions florales sans prétention.

Si vous avez un peu d’imagination et de goût, il ne vous sera donc pas très difficile de réaliser des bouquets pour la décoration de votre intérieur. en revanche, vous aurez peut être des problèmes pendant la période hivernale, les fleurs étant rares à cette époque pour réaliser des compositions florales en toutes saisons, il vous suffira simplement d’être prévoyant et de planter des végétaux dont les floraisons ou les feuillages ont un intérêt décoratif toute l’année.

Avec les bulbeuses, les annuelles, les vivaces, les arbustes d’ornement et les fleurs des champs. vous devez pouvoir tenir cette gageure. choisissez les meilleures variétés pour cela, faites un échantillonnage judicieux tous les atouts en main pour composer les plus jolis bouquets qui soient.


Pour vous aider dans cette tâche, voici notre sélection des meilleurs fleurs à couper au fil des saisons :

Bouquets de printemps : amandier à fleurs, anémone de Caen, boule de neige, coucou, Deutzia, giroflée ravenelle, Groseiller à fleurs, Iris des ardins, Jacinthe des bois, Lilas, Muguet, Myosotis, Narcisse des jardin, Oeuillet de poète, Pâquerette, pivoine, Primevère des jardins, renoncule des fleuristes, spirée, Tulipe.

Bouquets d’été : Achillée, Acroclinium, ancolie, Aster d’été, Campanule, chardon, Gaillarde, Glaïeul, Gypsophile, Immortelle à bractées, Lis, Lupin de Russel, Marguerite, Muflier, Pavot d’Orient, Pied d’alouette, Pois de senteur, rose, Souci, Statice.

Bouquet d’automne : Aster d’automne, chrysanthème, coqueret, Herbe des pampas, Soleil.

Bouquet d’hiver : Bruyère d’hiver, chimonanthe, conifères, gui, Mimosa, Rose de Noël, Saule

Jardinage facile avec la lune : Calendrier lunaire de Août 2015

Comment jardiner avec la lune ?
Notre calendrier lunaire vous permettra de connaître les travaux de jardinage à effectuer au jardin et vous indiquera les périodes les plus favorables pour jardiner avec la lune.

Jours Racines
Les jours racines sont lorsque la lune passe devant les constellations du Taureau de la Vierge et du Capricorne dites constellations de la terre.
Pendant cette période, la lune influe sur le système radiculaire des végétaux, c’est donc la période idéale pour semer, planter, soigner et récolter les légumes à racines et les fleurs à bulbes. Exemples de végétaux : ail, betterave, carotte, céleri-rave, échalotes, endive, navet, oignon, pomme de terre, radis, salsifis…

Jours Fleurs
Les jours fleurs sont lorsque la lune passe devant les constellations du Gémeaux, de la Balance, et du Verseau dites constellation de l’air.
Pendant cette période, la lune influe sur les végétaux à fleurs et légumes-fleurs, C’est donc la période idéale pour planter, semer, rempoter, bouturer, récolter vos fleurs et légumes-fleurs. Exemples de végétaux : artichaut, brocoli, chou-fleur, fleurs, arbres/ arbustes/ buissons/ aromatiques à fleurs.

Jours Feuilles
Les jours feuilles sont lorsque la lune passe devant les constellations du Cancer, du Scorpion et du Poissons dites constellations de l’eau.
L’influence de la lune, se porte à cette période sur les tiges et les feuilles des plantes, c’est donc une période idéale pour tailler, tondre, cueillir, semer, repiquer les végétaux à feuillage. Exemples de végétaux : gazon, arbuste/ haies sans fleur, persil, salade, choux, artichaut, céleri-branche, chicorée, épinard, poireau, aromatiques à feuillage, lierre, conifère…

 Jours Fruits
Les jours fruits et graines sont lorsque la lune passe devant les constellations du Bélier, du Lion, et du Sagittaire dites constellations de feu.
Pendant cette période, la lune influe sur la stimulation des fruits et des graines. C’est donc la période idéale pour semer, planter, cueillir, récolter les arbres fruitiers, les petits fruits et les légumes-fruits .
Exemples de végétaux : noisette, châteigne, tomate, pois, aubergine, concombre, courge, fève, fraise, framboise, haricot, melon, piment, pois, citrouille, blé, maïs, riz, arbres fruitiers…

lune montante

 La lune monte dans le ciel

- Semez
- Greffez
- Récoltez les fruits, les légumes fruits
et les légumes feuilles.

lune descendante
La lune descent dans le ciel


- Tondre
- Plantez
- Bouturez
- Récoltez les légumes à racines
- Travaillez la terre
- Taillez les arbres et les plantes

Nouvelle lune Premier quartier
Pleine lune  Dernier quartier

jeudi 4 juin 2015

Semer des graines de bananier d’appartement

La culture du bananier se pare d’un halo d’exotisme qu’on ne saurait contester. C’est en effet, une plante qu’on peut admirer dans les serres chaudes des jardins de ville, ou dont on rapporte des images colorées lors de voyages sous les tropiques.
Des bananes, on en mange toute l’année, mais avez-vous jamais rencontré une graine dans le fruit ? Certainement pas, car la banane comestible se multiplie par drageons prélevés au pied de la souche mère te perpétués ainsi par multiplication asexuée ; elle ne donne jamais de graines. Mais il existe des bananiers qu’on peut cultiver pour leur beauté sans vouloir de récolte. On en apprécie les longues feuilles de 1,5 m à 2,5 m sur 0,5 m de large, qui ondulent sous les brises en montrant un pétiole rouge assez remarquable. Parmi ces bananiers, qui peuvent atteindre quelques mètres de haut dans les bonne condition de culture,  » le bananier d’Abyssinie, appelé Musa ensete par les botanistes « , se plaît à former une à quatre graines par fruit ; ces belles graines noires, lisses, de la taille d’une noisette, sont dorénavant commercialisées par quelques bonnes maisons spécialisées.
Le semis : L’enveloppe de la graine est dure, très épaisse, aussi est-il préférable et vivement conseillé de la laisser tromper dans l’eau chaude, renouvelée pendant 24 heures, pour ramollir le tégument ; cela facilitera l’éventuelle levée, car cette graine se révèle assez capricieuse. Mieux vaut semer plusieurs graines pour augmenter ces chances de réussite. On peut s’estimer heureux si la moitié, ou même le tiers des semences, lève. Ce semis hasardeux aura lieu de préférence en hiver ou au printemps sur couche chaude ou dans un châssis à multiplication. La levée parfois très longue. en appartement, installez les graines dans un pot de terreau sablonneux humide. emballez le pot dans un sac de plastique, qui créera une humidité ambiante voisine de celle d’une serre, et posez la plante à proximité d’une source de chaleur. Une température de 25 à 28 °C est recommandée de l’enfance à l’adolescence.
Peu de plantes croissent avec autant de rapidité après la levée. Prévoyez une possibilité de rempotage dans des godets puis des pots de plus en plus grands. La plante exige beaucoup de chaleur, de lumière, d’humidité et de matière nutritive. arrivée à une bonne taille, vous lui apporterez un complément d’alimentation par des arrosages à l’engrais azoté tous les quinze jours, sur motte humide, pour éviter les brûlures dues à une trop forte concentration de sels minéraux dans les racines si celles-ci sont assoiffées.
Dès que les dernières gelées ne sont plus à craindre (courant avril -mai), il est possible d’installer la jeune plante à l’extérieur pour le décor du jardin. Soit en pot, soit en massif, en plein terre. choisissez un endroit abrité du vent, car les grandes feuilles se déchirent facilement et risque de jaunir ou de pendre lamentablement, ce qui fait perdre à la plante toute sa valeur décorative. Le bananier d’Abyssinie peut aussi rester en ‘intérieur s’il est suffisamment éclairé.
en serre, on le maintient en pot ou on le change de place pour le mettre en plein terre dans le sol de la serre ; il devient alors très vigoureux et décoratif et atteint vite des proportions considérables. une inflorescence globuleuse survient, portant des bractées rouge vineux, sombre à la belle saison, suivie de fruits secs et coriaces, de 5 à 8 cm de log. ajoutant que le fruit n’est comestible d’aucune manière.

Réaliser un compost … Pourquoi et comment ?

Composter, c’est recycler les déchets verts du jardin et de la maison en les amassant en tas pour qu’ils se décomposent.
Le compostage est un processus de transformation des déchets organiques (déchets de cuisine, déchets verts et de bois) par des micro-organismes et petits animaux (bactéries, vers de terre) en un produit comparable au terreau : le compost. C’est un amendement organique naturel à utiliser directement dans son jardin. Le compost est un fertilisant d’excellente qualité et 100 % naturel. Il allège la terre et permet des économies d’engrais, de terreau et d’eau.
Composter permet de réduire nos déchets (de cuisine et de jardin) et d’éviter les transports jusqu’à la déchetterie pour s’en débarrasser.

Qu’est ce que le compost ?

‘Compost’ signifie ‘Engrais composé’. C’est un fertilisant à base de déchets d’origine végétale ou animale. Une fois décomposée par des micro-organismes (bactéries, champignons,…), mélangée et mise en tas, cette matière organique produit un engrais de qualité totalement naturel qui nourrit vos plantes, les rend plus saines et plus résistantes aux maladies. C’est l’engrais le plus équilibré : plus vous compostez d’éléments différents plus votre compost sera complet. Il renforce l’aptitude de votre sol à retenir l’eau et les nutriments indispensables à votre plante.

Processus de compostage

Dans des conditions favorables, les matières organiques mises en tas sont dégradées par des micro-organismes et macro-organismes (vers de terre, insectes, bactéries, champignons…) et transformées en humus riche en éléments nutritifs.
Ces réactions nécessitent de l’oxygène et dégagent de la chaleur. La température au cœur du compost augmente jusqu’à 50 à 70°C au fur et à mesure de la décomposition, puis diminue.
Deux phénomènes se succèdent dans un processus de compostage :
  • le processus de dégradation, amenant les résidus à l’état de compost frais, est une dégradation aérobie intense : il s’agit essentiellement de la décomposition de la matière organique fraîche à haute température (50 à 70 °C) sous l’action de bactéries et en présence d’oxygène.
  • le processus de maturation est caractérisé par une dégradation moins soutenue. Il va transformer le compost frais en un compost mûr, riche en humus.
Ce phénomène de maturation, qui se passe à température plus basse (35 à 45 °C), conduit à la biosynthèse de composés humiques par des champignons et des macros-organismes (ver de terres, etc.).
Remarque : Plus le tas est volumineux plus la montée en température sera importante et plus rapide sera le compostage.

Mettre en place son compost

Il existe plusieurs méthodes de compostage : en tas, pour les grandes surfaces, en silo, pour les espaces plus réduits ou de surface pour préparer une parcelle entre deux cultures et durant le repos hivernal.

Où faire son compost ?

Un bon emplacement pour un tas de compost est à l’ombre car une situation trop chaude le dessèche. Pensez à l’arroser s’il est trop sec et à le couvrir pour éviter le lessivage.
Comme composteur, vous pouvez utiliser les silos du commerce ou le construire vous-même avec des planches de bois ou du grillage. Prenez garde à bien laisser le fond de votre bac à compost en contact avec le sol car c’est une source directe de micro-organismes (comme les lombrics) indispensables à la réussite de votre compost. L’idéal est d’avoir au moins deux compartiments à compost afin de pouvoir le retourner aisément. Pendant que vous laissez un bac terminer sa fermentation en compost, remplissez le second et ainsi de suite !

Pour ceux qui désirent composter une petite quantité de déchets, vous pouvez creuser un trou directement dans la terre. Creusez une tranchée de 20cm de profondeur et d’une largeur correspondant à la quantité de déchets que vous souhaitez. Couvrez de paille ou d’un plastique noir et maintenez humide comme pour un compost normal.
Il existe également des composteurs de balcons pour ceux qui ne possèdent pas de jardin.

Mélangez …

L’aération est un facteur essentiel puisque le compostage est un processus aérobie. La mauvaise aération du tas de compost est la principale raison d’un compostage lent, partiel, hétérogène ou mal odorant. On estime que l’air devrait occuper au moins 50% du volume du tas. Pour cela, il faut mélanger le tas le plus souvent possible (toutes les 4 à 6 semaines) pour assurer une bonne aération. En effet, les bactéries responsables de la dégradation du compost doivent être dans des conditions aérobies, c’est-à-dire en présence d’oxygène pour pouvoir respirer. En dégradant, elles produisent de la chaleur. Il est important de bien aérer le tas de compost pour apporter l’oxygène aux bactéries et pour maintenir une température autour de 70°C. En effet, une trop forte température entraîne la mort des bactéries et l’activité microbienne serait alors stoppée.
Attention, le premier mélange ne doit être réalisé que 2 à 4 semaines après la mise en tas des déchets. Vous évitez ainsi de faire redescendre la température et sauvegardez l’activité des bactéries.
Avec une fourche, ramenez les couches inférieures sur le dessus. C’est le moment d’y incorporer des activateurs naturels (urine, fumier de volaille, poudre d’algue, poudre d’os marine) qui stimulent l’activité.

Humidité

Il est important que vous contrôliez l’humidité de votre compost. Pour vérifier qu’il est satisfaisant, comprimez une poignée de compost dans votre main. Si des perles d’eau commencent à apparaître le taux d’humidité est bon.
Si le compost est trop sec, les bactéries meurent et seuls les champignons continuent à travailler. Vous verrez alors apparaître des filaments mycéliens blancs. Dans ce cas arrosez votre compost. Vérifiez également que l’aération n’est pas trop importante (espace entre les planches,…), que l’emplacement n’est pas trop venteux. Vous pouvez couvrir votre tas de compost avec une bâche après l’avoir arrosé, elle gardera l’humidité.
Attention à l’inverse de ne pas trop humidifier votre compost. En effet, un excès d’eau diminue la quantité d’air disponible dans le volume de compost. Les bactéries aérobies (qui ont besoins d’oxygène) sont remplacées par des bactéries anaérobies (qui n’ont pas besoins d’oxygène) qui dégagent des gaz et engendrent des odeurs désagréables. Dans ce cas pensez à bien le mélanger pour éviter que certaines zones à l’intérieur ne soient trop humides. Pensez également à découvrir votre tas par temps sec pour augmenter l’aération. Si le taux d’humidité est vraiment trop important étalez (par temps sec) sur le sol une partie du compost durant quelques heures, puis remettez le dans le bac à compost.

Quand le compost est-il prêt ?

Il peut être mûr au bout de 3 à 6 mois au printemps/été ou 6 à 9 mois en automne/hiver s’il est bien isolé et retourné régulièrement. Certains composteurs permettent même la réalisation d’un compost de qualité en 4 à 6 semaines seulement !
NB : Pour un compost bien décomposé, pensez à alterner entre deux couches de compost un activateur à compost.

Le compost est prêt lorsqu’il sent la terre forestière, l’humus et s’effrite facilement. Retirez-le par la base et incorporez-le au pied des plantes ou dans les trous de plantation. Attention à ne pas l’enterrer mais à l’incorporer de façon superficielle. Epandre 30 à 70kg de compost pour une surface de 100m², trois fois par an. A la fin du compostage le tas aura perdu 2/3 de son volume initial, mais il sera concentré en éléments nutritifs.
Astuce
Si vous n’avez pas obtenu suffisamment de compost pour l’ensemble de votre jardin n’hésitez pas à le compléter par du compost commercial prêt à l’emploi.
Compostez vos déchets de cuisine !

Le tamisage
Lorsque votre compost est prêt, il reste toujours quelques fragments non décomposés. Vous pouvez les récupérer en tamisant votre composte. Réincorporez-les ainsi dans votre prochain tas de compost.

Quelles matières composter ?
Pour un compost 100% naturel, utilisez les déchets verts de la maison et du jardin. Tout se recycle au jardin : ce qui vient de la terre retourne à la terre pour protéger et nourrir le sol.
Utilisez des matériaux variés et broyés (les micro-organismes seront plus efficaces si les déchets sont en petits morceaux) en mélange équitable secs (bois, rameaux, feuilles mortes) et humides (encore verts). La diversité des déchets utilisés fait du compost le meilleur engrais organique.
Ne pas composter : les plantes susceptibles de porter des maladies (rosiers et arbres fruitiers) ; les mauvaises herbes en graine ; les fruits malades ; le papier journal qui peut être toxique. De façon générale, éviter les matériaux qui se décomposent difficilement.
REMARQUE : Les fumiers doivent être utilisés bien décomposés, car frais, ils sont riches en éléments solubles trop concentrés pour la croissance des plantes.

Le matériel pour un bon compostage

  •  Une brouette pour transporter les déchets jusqu’au tas de compost.
  •  Un récipient de petite taille pour récupérer les déchets de la maison.
  •  Un broyeur pour couper les déchets en petits morceaux et faciliter le travail de fermentation des micro-organismes.
  •  Un ou deux silos à compost.
  •  Une fourche pour remuer et aérer régulièrement le tas de fumier.
  •  Un thermomètre de couche pour observer l’évolution de la température au cœur du compost. Des thermomètres spécialisés vous indiquent la température au centre de votre tas de compost, traduisant ainsi l’activité qui y règne. Si la température est trop élevée, n’hésitez pas à aérer votre compost. A l’inverse si elle est trop basse, rajoutez de la matière organique fraîche (épluchures de légumes, herbe tondue…) et de l’activateur de compost afin de rebooster l’activité des bactéries.
  •  Une bâche à œilletons pour protéger le tas des intempéries (en cas de fortes pluies, grands froids,…).
  •  Un tamis pour obtenir un compost homogène.

Protections estivales des rosiers

Pour conserver des rosiers sains et vigoureux, florifères durant toute la belle saison, il est impératif de prendre quelques précautions en été.

La lutte contre les maladies :

- Le blanc, ou oïdium :  Il se porte sur les extrémités, qu’il couvre de poussière blanche et dont il froisse les feuilles.
Les boutons ne fleurissent que difficilement. En cas d’attaque importante, il est bon de supprimer les extrémités atteintes. En début d’attaque, utilisez un produit chimique.

- La rouille : Elle se manifeste par des tâches rosées traitées au manèbe, au zinèbe au zirame (de nombreuses spécialités de ces trois produits sont vendues dans le commerce).

- Le marsonia :  ou maladie des taches noires. Il affecte les feuilles. Lorsque le rosier est fortement atteint, les feuilles tombent. Le traitement est le même que pour la rouille.
On peut également traiter au dinocap. En cas d’attaque grave, utilisez le bénomyl. 

- La chlorose : C’est une maladie physiologique, dite de carence (manque de fer), qui fait jaunir les feuilles alors que les nervures restent vertes. Elle se traite par des pulvérisations et des arrosages au chélate de fer.

La lutte contre les pucerons : Les pucerons attaquent surtout les extrémités jaunes et les inflorescences. Si l’attaque est légère, on peut se contenter de poudrer à la roténone. Si elle est importante, l’utilisation d’un systémique supprime toute attaque durant un mois.

La lutte contre la sécheresse : Elle est parfois nécessaire et particulièrement sur les sujets récemment plantés. Un rosier demande 5 à 10 litres d’eau par semaine. Ces plantes résistent mieux au manque d’eau lorsqu’elles ont 2 à 3 ans.

La taille : Toute branche défleurie doit être raccourcie pour deux raisons : tout d’abord éviter la fatigue de la plante mais aussi lui conserver une forme harmonieuse.

La suppression des gourmands sauvageons qui prennent naissance sous la greffe est indispensable : il faut absolument les couper, car ils risquent de faire périr  le rosier greffé, qui retourne à l’état sauvage.

Pour la rentrée : des Rhoicissus

Le Rhoicissus appartient à la famille des vitacées, qui engobe aussi les vignes et les vignes vierges. Originaire des régions chaudes. c’est une plante grimpante. sa tige volubile peut atteindre des longueurs de 8 à 10 m. cultivée pour son feuillage dense et gracieux, elle ne donne pas de floraison spectaculaire ; les fleurs, quand elles s’épanouissent, sont si discrètes que l’on n’y prête aucune attention. Cissus ou Rhoicissus sont les noms les plus couramment utilisés dans le commerce, bien qu’ils soient inexactes. c’est au début de l’automne (septembre – octobre) que cette plante termine sa période de végétation pour entrer progressivement dans le repos hivernal. a cette époque, les poussent de l’année ont déjà leur taille adulte, le feuillage, bien alimenté, est encore plus beau que d’ordinaire, la plante devient moins exigeante ; c’est donc le moment d’en profiter, et peut -être d’en faire l’acquisition.

Cissus rhombifolia ( Rhoicissus) : communément appelé (Rhoicissus). Cette plante se reconnaît à ses feuilles composées à trois folioles. et sans doute à son feuillage de couleur foncée, composées d’un grand nombre de petites feuilles ( qui sont en réalité des folioles), que cette plante doit son élégance et sa réputation, alors que le vrai Rhoicissus, celui des botanistes, porte des feuilles entières non découpées.

originaire d’Amérique du Sud. Pour avoir d’autres Rhoicissus, bouturez les tiges en prélevant les extrémités ou des fragments bien développés non ligneux. Effeuillez les boutures avant de les mettre à enraciner dans un mélange de tourbe et de sable à une température d’au moins 18°C en atmosphère saturée d’eau.


On note cependant chez le Rhoicissus une moins grande tolérance aux faibles températures 10°C est le seuil minimum à ne pas dépasser, aux manques de lumière et d’eau. En effet, cette plante préfère le voisinage des fenêtre et ne peut survivre sans un éclairage direct ; d’autre part, il ne supporte pas la sécheresse. en atmosphère desséchée, son feuillage se ternit et peut tomber. Pulvérisez de l’eau pour éviter ces inconvénients, et n’espacez pas trop les arrosages, même en période de repos hivernal.

Palisser et tuteurer les plantes

Palissage et tuteurage sont le plus souvent une nécessité pour la conduite des plantes. Parfois, c’est une utilité. C’est une nécessité pour la conduite des palmettes et des cordons au verger ; pour les haricots et les pois à rames, pour les tomates et les aubergines au potager ; pour les plantes grimpantes et volubiles au jardin de fleurs.

C’est une utilité pour les jeunes arbres de plein vent qui viennent d’être plantés et qui ne pourraient résister aux vents violent ; pour les melons, les concombres et les cornichons qui prennent moins de place ; pour les pois nains dont les rendements sont augmentés grâce au rames ; pour les rosiers tiges dont la tête devient lourde avec l’âge ; pour les plantes hautes aux tiges molles comme les dahlias à grosses fleurs.

Le palissage au verger : Les palmettes à bras obliques, les doubles U et les verrier sont palissés sur baguettes fixées à des fils horizontaux ; ces arbres ne sauraient soutenir eux-mêmes leur production. Les cordons sont palissés à l’horizontale selon diverses formes à 40 et 80 cm de haut sur fils de fer. On utilise pour fixer les branches des attaches en plastique de pose rapide et de longue durée. Quant aux jeunes arbres de plein vent, le tuteur doit être posé à la plantation ; l’arbre y est fixé par des colliers en plastique s’enroulant en huit, une boucle sur tuteur et l’autre sur l’arbre : il n’y a ainsi aucun risque d’étranglement.


Le tuteurage au potager : C’est une obligation pour la conduite des tomates et dans une mesure moins importante pour le poivron et l’aubergine. On utilise des tuteurs en bois ou en fer. Pour la tomate, nous préconisons particulièrement le tuteur à double jambe constitué d’un fil rond de 8, long de 2,50 m et plié de manière à obtenir une traverse de 50 cm et deux jambes de 1 m. On peut se passer de ramer pois et haricots en ne cultivant que les variétés naines. Mais ce serait une erreur dans les petits potagers : la culture des variétés à rames augmente les rendements à l’unité de surface dans de notables proportions. On se sert aujourd’hui pour ramer les haricots de rames en bambou plus faciles à trouver que les rames en bois ; mais aussi de filets. Ces filets sont excellents pour les pois, de même pour le melon, le concombre et le cornichon qui, ainsi, ne tiennent pratiquement pas de place. Il faut, bien sûr, mettre en oeuvre un système de soutien du filet.

Le tuteurage au jardin de fleurs : Les plantes volubiles peuvent être conduites sur fils de fer et les plantes grimpantes sur filets spéciaux. On peut offrir aux rosiers grimpants des systèmes en bois en plastique se fixant sur des murs ou de façade de maison. Quant aux dahlias et autres plantes molles hautes hautes, nous préconisons les cercles de fer en fil rond de 3 ou 4, soutenus par 2 ou 3 piquets, la plante passant à l’intérieur du cercle.

Les vrais et faux sapins

On a souvent tendance à attribuer à certains confère le nom de sapin. on doit préciser qu’il existe plusieurs essences différentes qui se répartissent botaniquement de la façon suivante. les abies, les picéas, les pins , les pseudotsugas, les cèdres et les mélèzes. On les confond souvent et on leur donne la même appellation. Tous ces confères portent des « cônes ».

Les conifères se présentent généralement avec un tronc épais, des branches latérales petites, supportant un feuillage composé d’aiguilles. La majorité d’entre eux conservent leur feuillage tout l’hiver et on ne remarque pas de ralentissement dans leur cycle végétatif. Ce sont des arbres qui ne poussent dans des régions tempérées ou froides. on les trouve plus particulièrement dans l’hémisphère Nord.

Les abies de l’Amérique du Nord : ce sont les vrais sapins. Ils occupent une aire géographique assez restreinte et beaucoup de variétés sont en voie d’extinction. Les vrais sapins se caractérisent principalement par leur odeur. Ce sont des arbres qui donnent une impression de solennité et de vigueur. Ils ont un port pyramidal. Leur feuilles se résument en de longues aiguilles droites, très simples, parallèles, d’un vert brillant sur la face supérieure, et composées de deux bandes bleu pâle sur la face inférieure, disposées sur les rameaux sur deux rangs. Dans nos jardins, nous rencontrons souvent une espèce qui est le sapin du Colorado, appelé « Abies concolor », qui paraît s’adapter aux conditions climatiques européennes.


Les épicéas d’Europe et d’Asie : La plupart de ces variétés proviennent de chine et des contreforts de l’Himalaya. Elles sont connues sous le nom d’épicéa commun : il s’agit de l’arbre de Noël qui fait la joie des enfants.


Les pseudotsugas : La principale variété est le pseudotsugas menziesii, plus communément appelé sapin de douglas. Les origines du pseudotsugas douglasii ne sont pas connues et on les rencontre en végétation naturelle depuis le canada jusqu’au Japon, mais principalement en Chine et au Japon. C’est un arbre facile à identifier, qui présente des bourgeons fusiformes et pointus, de couleur brun rouge. Son écorce caractéristique, brun rougeâtre, très fissurée, a l’aspect du liège. Son feuillage est très dense, vert foncé avec des aiguilles molles dont le poids entraîne les longues branches vers le sol. Il prospère très bien dans tous les terrains de bonne qualité.

Les cèdres : on ne connait que trois variétés incomparables sur le plan d’ampleur, de la longévité et de la croissance en altitude. Le plus connu est le cèdre du Liban, qui détient tous les records d’âge, puisque certains exemplaires atteignent plus de deux mille cinq cents ans. en Europe, la variété la plus connue est le cèdre bleu de l’atlas Marocain. C’est un très bel arbre, d’un bleu pâle, que l’on rencontre dans de nombreux jardins français. Il atteint jusqu’à 25 – 30 m de hauteur. Le cèdre de l’Himalaya se présente avec de longues aiguilles, gris argenté, très douces à toucher. On l’appelle également cèdre pleureur de l’Himalaya.

Les soins d’hiver aux pelouses

En Janvier-Fevrier l’herbe des pelouses n’a pratiquement pas poussé depuis la dernière tonte réalisée à l’automne. C’est donc le bon moment pour intervenir et appliquer les soins nécessaires à la bonne vitalité des gazons. Si l’on attend, l’herbe va croître et les interventions seront rendues difficiles. Pour soigner les pelouses en hivers, Il faut appliquer dans l’ordre suivant :
 
L’émoussage. Epandez 20g de sulfate de fer par mettre carré, ou, pour mieux répartir le produit, 200g dissous dans un arrosoir de 10 litres pour 10 mètre carré. Quelques jours plus tard, passez un râteau scarificateur pour extraire du sol les mousses mortes : quelques herbes sont en même temps arrachées, c’est sans importance, car ces herbes sont faibles et mal enracinées.


L’oxygénation. Elle est d’autant plus utile que la pelouse est envahie par la mousse. Cette dernière, en effet, se forme dans les sols mal aérés.L’opération se pratique avec différents instruments dont le choix est fonction de la surface des pelouses. Pour très petites surfaces : l’aérateur à main ; pour petites surfaces : le patin aérateur ; pour surfaces moyennes : l’aérateur à pousser ; pour grandes surfaces : l’aérateur tracté.


Le terreautage et l’épandage d’engrais. Ces deux opérations se pratiquent immédiatement derrière « l’oxygénation ». Elles se font à la main ou avec un distributeur d’engrais. Il faut compter par mètre carré : 100 à 200 g de terreau et 50g d’un bon engrais gazon. L’apport de ce dernier doit en principe se faire à l’automne. En conséquence, on ne le pratiquera que s’il a été fait à l’automne, et s’il a été fait, on le remplacera par 20g de nitrate de soude. En cas de grandes pelouses, les frais d’engrais peuvent être considérablement diminués par l’application des formules suivantes : Terreau : 1/3 compost des coupes de gazon, 1/3 tourbe, 1/3 cendres de bois et sable. Engrais pour 10 mètre carré : 170g de superphosphate de chaux 25% et 40g de sulfate de potasse.

Le peignage. A pratiquer aussitôt les deux opérations précédentes terminées. Il a pour but non seulement de nettoyer le gazon, mais aussi de faire pénétrer terreau et engrais dans les trous pratiqués par l’aérateur. Il se fait à l’aide d’un balai à lames souples sur les petites pelouses, ou d’un balai tournant — poussé ou tracté (appelé : ramasse-feuilles) – sur les moyennes et grandes pelouses.

Le roulage. Il est très important en terres légères, siliceuses ou calcaires, pour tasser la terre que l’hiver a gonflée et pour favoriser le tallage des herbes.
Le dressage des bordures. Elles ont besoins d’être refaites au moins une fois par an. Même lorsqu’elles sont bien entretenues dans le cours de l’année avec des interventions tous les quinze jours à la cisaille à gazon. Dans les gazons il y a toujours des herbes rampantes, qui débordent des pelouses et qu’il faut détruire. Le dressage ou découpage des bordures peut se faire à l’aide d’une bêche, mais on obtient un meilleur résultat en utilisant une hache dresse-bordure. Il en existe deux modèles : l’un qu’on utilise verticalement (lame un demi-lune) et l’autre que l’on pousse devant soi (lame d’attaque à 45° par rapport au sol, la terre étant rejetée à l’extérieur).

Planter un fraisier

Dans un jardins, une fraiseraie ne doit pas rester en place plus de 3 ou 4 ans. Il faut la renouveler sur un autre emplacement et ne revenir sur l’ancien que 3 ans plus tard. Les anciens connaissaient les fraises des bois, mais ils ne les cultivaient pas. Ce n’est qu’au XVe siècle que leur culture a commencé en France. Elle s’est modifiée et s’est améliorée avec l’introduction de variétés américaines à gros fruits rapportées d’Amérique du nord et du sud.

Les besoins du fraisier : le fraisier se rencontre dans toute les régions et dans tous les terrains. Mais il préfère le climat tempéré, les expositions mi-ensoleillées (surtout les variétés remontantes), les terres moyennes, fraîches et perméables, plutôt sablonneuses qu’argileuses. C’est une plante exigeante et épuisante envers le sol, aussi faut-il apporter au départ une fumure importante : 1 kg d’amendement organique du commerce ainsi que de l’engrais spécial fraisiers de type organique contenant du chlorure de potassium. L’entretien annuel se fera moitié fumure de départ suivie d’une fumure de printemps : février et floraison ; avec un troisième apport sur les remontants à la seconde floraison.

La plantation : Si l’on produit son plan soi-même, il faut le prélever sur des pieds sains, vigoureux, âgés d’un an ; ( si vous l’acheter, exigez l’étiquette de garantie sanitaire ). Les stolons seront coupés à deux rosettes. La plantation peut se faire de juillet à mars, mais juillet est nettement le mois le plus favorable. Lorsque le fraisier n’émet pas de stolons, la reproduction se fait par éclats de touffe de la fin août jusqu’en octobre.
La plantation du fraisier se fait au plantoir, à profondeur bien déterminée : le niveau du sol se situant exactement au collet. Une plantation trop profonde risque de provoquer la pourriture du coeur ; une plantation insuffisamment profonde entraîne une mauvaise reprise et un déchaussement prématuré.
Plantation en lignes à faibles densité : lignes distantes de 70 à 90 cm, écartement dans la ligne 25 à 35 cm.
plantation à forte densité : les planches espacées de 50 cm et larges de 50 cm portent 4 rangs de fraisiers distants de 20 à 40 cm. On atteint 120 à 200 pieds aux 10 m2.

La protection sanitaire :
Les prédateurs : luttez contre le ver blanc, le ver gris et les insectes divers : anthonome, tarsonème, tétranyque, pucerons, limaces et escargots.
Les maladies : luttez contre la rouille, oïdium, pourriture des fruits, et verticiliose.

Les arbres pleureurs

Pourquoi choisir les arbres pleureurs qui semble hésiter entre la verticale et l’horizontale? Tout simplement parce qu’ils constituent un véritable élément décoratif dans le jardin. Quoi de plus pittoresque en effet que le rideau de feuillage du bouleau pleureur, les feuilles légères et grêles qui retombent le long du tronc du frêne ; et si le saule pleureur vous est sans doute plus familier, ses lianes de couleurs tendres, surtout au printemps, gardent pendant toute la saison leur exceptionnelle légèreté. Tout par leurs dimensions, leurs assises solides et leur robuste tronc, ont conservé l’allure imposante de l’arbre dont ils sont issus, et leur forme ramassée apporte une nouvelle dimension dans le jardin : entre l’arbuste, qui ne s’élèvera jamais très haut, et les flèches élevées de certains caducs ou conifères, ces arbres jouent ainsi un rôle intermédiaire.

Et c’est pourquoi, bien souvent, le choix de variétés dite  » pendula » correspond autant à un besoin qu’à un goût particulier. on peut en effet avoir besoin d’un arbre en forme de boule, ou du moins d’allure plus compacte, pour meubler un angle un peu vide entres deux murs ou deux morceaux de clôture ou pour orner un carré de pelouse de dimensions moyennes. L’arbre pleureur trouve également sa place au sommet des talus afin de ne pas trop accentuer l’effet de dénivelé ; dans les méandres des ruisseaux ou des allées, où il s’harmonise parfaitement aux lignes courbes ; au pieds d’un escalier, dur le seuil de la maison, partout où le cadre peut mettre en valeur ses formes arrondies. Selon vos goûts, mais aussi selon l’étendue du terrain dont vous disposez, vous ne choisirez donc pas la même espèce d’arbre pleureur. Voici donc les caractéristiques des principaux d’entre eux afin que vous puissiez décider quel sera le vôtre :

Mûrier pleureur : (Morus alba pendula). C’est un arbre pour petit jardins. il ne dépasse jamais les 3 m et ses branches retombant le long du tronc ne lui donnent pas une grande envergure. a conseiller en terrain calcaire.

Saules pleureurs : (salix alba « tristis », salix babylonica). est il nécessaire derappeler que les saules aiment l’eau. ils ont en effet leur place au bord de toutes les pièces d’eau ou ruisseaux. Le vrai saule pleureur est le saule de babylone, mais on lui préfère souvent le saule blanc, dont les rameaux sont plus élégants, surtout en hiver.

Prunus pleureurs : (prunus serrulata pendula, prunus subhitella pendula). Tout deux trouvent leur place dans tous les petits jardins. en fleurs au printemps (le subhitella étant en avance d’un mois sur le serrulata), colorés à l’automne, ce sont des arbres qui apporteront de la gaieté dans un jardin même peu aménagé. Ils affectionnent les expositions ensoleillées.

Charme pleureur : (carpinus betulus pendula). Ce charme n’est plus guère cultivé, et pourtant, son feuillage dense constituait de ravissantes tourelles qui restaient fournies une partie de l’automne. A conseiller en terrain argileux.