La taille de fin d’hiver des rosiers est
indispensable pour le maintenir de leur jeunesse, l’harmonie de leur
forme et l’équilibre de leur vitalité. Deux facteurs sont à prendre en
considération : la forme générale à donner, l’importance du
raccourcissement.
L’importance de la taille de
raccourcissement : C’est essentiellement la vitalité du rosier qui
commande : un rosier faible est taillé court, et d’autant plus court
qu’il est plus faible ( il faut pas hésiter parfois à tailler à un oeil,
presque au ras du sol) ; un rosier fort est taillé à20 cm et plus. A
vigueur égale, un rosier nouvellement planté est taillé plus court qu’un
rosier déjà en place. un rosier taillé trop long a tendance à
« s’envoler » et à se dénuder sur sa base, à prendre de ce fait un
aspect échevelé et disharmonieux.
Influencer la forme du rosier : Tout les
rosiers ne possèdent pas le même port. Les deux extrêmes sont le port
érigé (branches partant nettement à la verticale). On arrive à corriger
ces ports lorsqu’ils sont trop prononcés ou gênant (rosier à port
divergent en bord d’allée) en taillant le port divergent sur un oeil
intérieur.
Taille particulière du rosier grimpant : Elle s’inspire des trois principes suivants :
Suppression du quart supérieur des
rameaux de l’année précédente ; ils sont souvent mal aoûtés + Taille des
rameaux disposés le long des charpentières de 2 à 5 yeux ; ce sont ces
rameaux qui vont donner la floraison + Rajeunissement du rosier par
suppression d’une vieille charpentière ne fournissant plus de rameaux
florifères et palissage d’un jeune rejet partant de la touffe pour la
remplacer.
Soins de fin d’hiver : Les rosiers sont
très rustiques : ils résistent aux hivers les plus rudes si leur santé
est bonne. Cependant, ils en subissent l’influence et des interventions
sont toujours nécessaires même si l’hiver a été particulièrement doux.
Ces soins peuvent se résumer comme suit :
Suppression, s’il y a lieu, du mode de
protection de la souche avec de la terre ou de la tourbe + Suppression
des chicots et des rameaux apparemment malades + Apport d’engrais au sol
soit sous la forme liquide dans l’eau d’arrosage, soit sous la forme
granulée + Griffage du sol pour l’émietter, l’aérer et favoriser son
éveil biologique, un des facteurs essentiels de sa fertilité +
Pulvérisation ou badigeonnage à l’aide d’une bouillie cuprique des
rosiers-tiges lorsque ces derniers sont recouverts de poussière verts.
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