jeudi 4 juin 2015

Les arbres pleureurs

Pourquoi choisir les arbres pleureurs qui semble hésiter entre la verticale et l’horizontale? Tout simplement parce qu’ils constituent un véritable élément décoratif dans le jardin. Quoi de plus pittoresque en effet que le rideau de feuillage du bouleau pleureur, les feuilles légères et grêles qui retombent le long du tronc du frêne ; et si le saule pleureur vous est sans doute plus familier, ses lianes de couleurs tendres, surtout au printemps, gardent pendant toute la saison leur exceptionnelle légèreté. Tout par leurs dimensions, leurs assises solides et leur robuste tronc, ont conservé l’allure imposante de l’arbre dont ils sont issus, et leur forme ramassée apporte une nouvelle dimension dans le jardin : entre l’arbuste, qui ne s’élèvera jamais très haut, et les flèches élevées de certains caducs ou conifères, ces arbres jouent ainsi un rôle intermédiaire.

Et c’est pourquoi, bien souvent, le choix de variétés dite  » pendula » correspond autant à un besoin qu’à un goût particulier. on peut en effet avoir besoin d’un arbre en forme de boule, ou du moins d’allure plus compacte, pour meubler un angle un peu vide entres deux murs ou deux morceaux de clôture ou pour orner un carré de pelouse de dimensions moyennes. L’arbre pleureur trouve également sa place au sommet des talus afin de ne pas trop accentuer l’effet de dénivelé ; dans les méandres des ruisseaux ou des allées, où il s’harmonise parfaitement aux lignes courbes ; au pieds d’un escalier, dur le seuil de la maison, partout où le cadre peut mettre en valeur ses formes arrondies. Selon vos goûts, mais aussi selon l’étendue du terrain dont vous disposez, vous ne choisirez donc pas la même espèce d’arbre pleureur. Voici donc les caractéristiques des principaux d’entre eux afin que vous puissiez décider quel sera le vôtre :

Mûrier pleureur : (Morus alba pendula). C’est un arbre pour petit jardins. il ne dépasse jamais les 3 m et ses branches retombant le long du tronc ne lui donnent pas une grande envergure. a conseiller en terrain calcaire.

Saules pleureurs : (salix alba « tristis », salix babylonica). est il nécessaire derappeler que les saules aiment l’eau. ils ont en effet leur place au bord de toutes les pièces d’eau ou ruisseaux. Le vrai saule pleureur est le saule de babylone, mais on lui préfère souvent le saule blanc, dont les rameaux sont plus élégants, surtout en hiver.

Prunus pleureurs : (prunus serrulata pendula, prunus subhitella pendula). Tout deux trouvent leur place dans tous les petits jardins. en fleurs au printemps (le subhitella étant en avance d’un mois sur le serrulata), colorés à l’automne, ce sont des arbres qui apporteront de la gaieté dans un jardin même peu aménagé. Ils affectionnent les expositions ensoleillées.

Charme pleureur : (carpinus betulus pendula). Ce charme n’est plus guère cultivé, et pourtant, son feuillage dense constituait de ravissantes tourelles qui restaient fournies une partie de l’automne. A conseiller en terrain argileux.

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