La culture du bananier se pare d’un halo
d’exotisme qu’on ne saurait contester. C’est en effet, une plante qu’on
peut admirer dans les serres chaudes des jardins de ville, ou dont on
rapporte des images colorées lors de voyages sous les tropiques.
Des bananes, on en mange toute l’année,
mais avez-vous jamais rencontré une graine dans le fruit ? Certainement
pas, car la banane comestible se multiplie par drageons prélevés au pied
de la souche mère te perpétués ainsi par multiplication asexuée ; elle
ne donne jamais de graines. Mais il existe des bananiers qu’on peut
cultiver pour leur beauté sans vouloir de récolte. On en apprécie les
longues feuilles de 1,5 m à 2,5 m sur 0,5 m de large, qui ondulent sous
les brises en montrant un pétiole rouge assez remarquable. Parmi ces
bananiers, qui peuvent atteindre quelques mètres de haut dans les bonne
condition de culture, » le bananier d’Abyssinie, appelé Musa ensete par
les botanistes « , se plaît à former une à quatre graines par fruit ;
ces belles graines noires, lisses, de la taille d’une noisette, sont
dorénavant commercialisées par quelques bonnes maisons spécialisées.
Le semis : L’enveloppe de la graine est
dure, très épaisse, aussi est-il préférable et vivement conseillé de la
laisser tromper dans l’eau chaude, renouvelée pendant 24 heures, pour
ramollir le tégument ; cela facilitera l’éventuelle levée, car cette
graine se révèle assez capricieuse. Mieux vaut semer plusieurs graines
pour augmenter ces chances de réussite. On peut s’estimer heureux si la
moitié, ou même le tiers des semences, lève. Ce semis hasardeux aura
lieu de préférence en hiver ou au printemps sur couche chaude ou dans un
châssis à multiplication. La levée parfois très longue. en appartement,
installez les graines dans un pot de terreau sablonneux humide.
emballez le pot dans un sac de plastique, qui créera une humidité
ambiante voisine de celle d’une serre, et posez la plante à proximité
d’une source de chaleur. Une température de 25 à 28 °C est recommandée
de l’enfance à l’adolescence.
Peu de plantes croissent avec autant de
rapidité après la levée. Prévoyez une possibilité de rempotage dans des
godets puis des pots de plus en plus grands. La plante exige beaucoup de
chaleur, de lumière, d’humidité et de matière nutritive. arrivée à une
bonne taille, vous lui apporterez un complément d’alimentation par des
arrosages à l’engrais azoté tous les quinze jours, sur motte humide,
pour éviter les brûlures dues à une trop forte concentration de sels
minéraux dans les racines si celles-ci sont assoiffées.
Dès que les dernières gelées ne sont
plus à craindre (courant avril -mai), il est possible d’installer la
jeune plante à l’extérieur pour le décor du jardin. Soit en pot, soit en
massif, en plein terre. choisissez un endroit abrité du vent, car les
grandes feuilles se déchirent facilement et risque de jaunir ou de
pendre lamentablement, ce qui fait perdre à la plante toute sa valeur
décorative. Le bananier d’Abyssinie peut aussi rester en ‘intérieur s’il
est suffisamment éclairé.
en serre, on le maintient en pot ou on
le change de place pour le mettre en plein terre dans le sol de la serre
; il devient alors très vigoureux et décoratif et atteint vite des
proportions considérables. une inflorescence globuleuse survient,
portant des bractées rouge vineux, sombre à la belle saison, suivie de
fruits secs et coriaces, de 5 à 8 cm de log. ajoutant que le fruit n’est
comestible d’aucune manière.
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