jeudi 4 juin 2015

Palisser et tuteurer les plantes

Palissage et tuteurage sont le plus souvent une nécessité pour la conduite des plantes. Parfois, c’est une utilité. C’est une nécessité pour la conduite des palmettes et des cordons au verger ; pour les haricots et les pois à rames, pour les tomates et les aubergines au potager ; pour les plantes grimpantes et volubiles au jardin de fleurs.

C’est une utilité pour les jeunes arbres de plein vent qui viennent d’être plantés et qui ne pourraient résister aux vents violent ; pour les melons, les concombres et les cornichons qui prennent moins de place ; pour les pois nains dont les rendements sont augmentés grâce au rames ; pour les rosiers tiges dont la tête devient lourde avec l’âge ; pour les plantes hautes aux tiges molles comme les dahlias à grosses fleurs.

Le palissage au verger : Les palmettes à bras obliques, les doubles U et les verrier sont palissés sur baguettes fixées à des fils horizontaux ; ces arbres ne sauraient soutenir eux-mêmes leur production. Les cordons sont palissés à l’horizontale selon diverses formes à 40 et 80 cm de haut sur fils de fer. On utilise pour fixer les branches des attaches en plastique de pose rapide et de longue durée. Quant aux jeunes arbres de plein vent, le tuteur doit être posé à la plantation ; l’arbre y est fixé par des colliers en plastique s’enroulant en huit, une boucle sur tuteur et l’autre sur l’arbre : il n’y a ainsi aucun risque d’étranglement.


Le tuteurage au potager : C’est une obligation pour la conduite des tomates et dans une mesure moins importante pour le poivron et l’aubergine. On utilise des tuteurs en bois ou en fer. Pour la tomate, nous préconisons particulièrement le tuteur à double jambe constitué d’un fil rond de 8, long de 2,50 m et plié de manière à obtenir une traverse de 50 cm et deux jambes de 1 m. On peut se passer de ramer pois et haricots en ne cultivant que les variétés naines. Mais ce serait une erreur dans les petits potagers : la culture des variétés à rames augmente les rendements à l’unité de surface dans de notables proportions. On se sert aujourd’hui pour ramer les haricots de rames en bambou plus faciles à trouver que les rames en bois ; mais aussi de filets. Ces filets sont excellents pour les pois, de même pour le melon, le concombre et le cornichon qui, ainsi, ne tiennent pratiquement pas de place. Il faut, bien sûr, mettre en oeuvre un système de soutien du filet.

Le tuteurage au jardin de fleurs : Les plantes volubiles peuvent être conduites sur fils de fer et les plantes grimpantes sur filets spéciaux. On peut offrir aux rosiers grimpants des systèmes en bois en plastique se fixant sur des murs ou de façade de maison. Quant aux dahlias et autres plantes molles hautes hautes, nous préconisons les cercles de fer en fil rond de 3 ou 4, soutenus par 2 ou 3 piquets, la plante passant à l’intérieur du cercle.

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