vendredi 5 juin 2015

Rempotage de vos plantes

Il est nécessaire à un moment donné de renouveler la portion du sol dans laquelle les plantes en pots puisent leur nourriture. Cette opération se déroule soit au début du printemps, lorsqu’on bénéficie encore du chauffage dans la maison, soit à l’automne, au retour des vacances, lorsqu’on rentre ces plantes du jardin.
Ce rempotage est indispensable lorsque les racines de la plante tapissent les parois du pot, lorsque la terre est dite « usée », quand l’eau traverse comme une passoire, nécessitant des arrosages de plus en plus fréquents, rendant les engrais inefficaces. Alors la plante commence à dépérir, son feuillage se ternit, les jeunes feuilles ne grandissent plus et se flétrissent. La fréquence des rempotages d’une plante vivant en intérieur ne peut pas être déterminée à l’avance. Cela dépend de la rapidité de croissance de l’espèce cultivée et des conditions dans lesquelles se trouve. Un examen annuel de l’état de la motte aux périodes indiquées ci-dessus s’impose. Il se peut néanmoins que, malgré un système radiculaire peu développé et encore l’aise dans son récipient, la plante marque un arrêt de croissance :la mauvaise qualité de la terre ou les dimensions exagérées du récipient peuvent en être la cause.
A propos des récipients : Le volume nécessaire à la vie d’une plante en pot doit rester proportionnel à son système radiculaire. Un volume trop important peut aller à l’encontre de vos bonnes intentions. Cette masse de terre en partie inexploitée par les racines maintiendra une humidité excessive, qui se traduira dans un premier temps par le jaunissement du feuillage. aussi lorsque vous changerez de récipient, prenez un calibre au diamètre supérieur de 2 à 3 cm seulement, en pensant que « mieux vous rempoter souvent qu’avoir un pot trop grand ». D’ailleurs, il n’est pas forcément nécessaire, à chaque rempotage, d’augmenter les dimensions de la poterie : c’est le cas pour des plantes comme le Clivia, dont on débarrasse les racines de la majeure partie de la terre et qui seront ainsi aisément contenues dans le même récipient. Le Sansevieria, également aime être « chaussé » à l’étroit, et redoute fortement d’être à l’aise.
Pratique du rempotage : La majorité des rempotages effectués à l’intérieur se font à partir des plantes possédant une motte de terre compacte que l’on replace dans un récipient légèrement plus grand. Pour dégager aisément cette motte de l’ancien récipient, arrosez-la tout d’abord copieusement ; cette précaution évitera la détérioration de la motte au cours de l’opération et favorisera les chances de reprise. si la motte reste sèche, la terre qui l’entourera s’imbibera plus facilement, prenant pour elle toute l’humidité, l’eau ne faisant alors que ruisseler le long de la motte initiale sans y pénétrer ; et c’est ainsi que, malgré des arrosages fréquents, la plante peut mourir de soif.
après  avoir choisi votre récipient, placez au fond quelques débris de pot pour assurer le drainage des eaux. Déposer au fond une poignée de terre pour asseoir la motte. Débarrassez celle-ci des débris de pot qui se trouvent entre ses racines. Faites tomber la terre friable aux angles de la motte, de façon à l’arrondir un peu, et placez-la dans son nouveau récipient en veillant que son niveau supérieur arrive à quelques centimètres en dessous du rebord du pot, afin de constituer une cuvette utile pour l’arrosage. La terre est ensuite glissée entre la motte et le pot et tassée au fur et à mesure.

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