Il est nécessaire à un moment donné de
renouveler la portion du sol dans laquelle les plantes en pots puisent
leur nourriture. Cette opération se déroule soit au début du printemps,
lorsqu’on bénéficie encore du chauffage dans la maison, soit à
l’automne, au retour des vacances, lorsqu’on rentre ces plantes du
jardin.
Ce rempotage est indispensable lorsque
les racines de la plante tapissent les parois du pot, lorsque la terre
est dite « usée », quand l’eau traverse comme une passoire, nécessitant
des arrosages de plus en plus fréquents, rendant les engrais
inefficaces. Alors la plante commence à dépérir, son feuillage se
ternit, les jeunes feuilles ne grandissent plus et se flétrissent. La
fréquence des rempotages d’une plante vivant en intérieur ne peut pas
être déterminée à l’avance. Cela dépend de la rapidité de croissance de
l’espèce cultivée et des conditions dans lesquelles se trouve. Un examen
annuel de l’état de la motte aux périodes indiquées ci-dessus s’impose.
Il se peut néanmoins que, malgré un système radiculaire peu développé
et encore l’aise dans son récipient, la plante marque un arrêt de
croissance :la mauvaise qualité de la terre ou les dimensions exagérées
du récipient peuvent en être la cause.
A propos des récipients
: Le volume nécessaire à la vie d’une plante en pot doit rester
proportionnel à son système radiculaire. Un volume trop important peut
aller à l’encontre de vos bonnes intentions. Cette masse de terre en
partie inexploitée par les racines maintiendra une humidité excessive,
qui se traduira dans un premier temps par le jaunissement du feuillage.
aussi lorsque vous changerez de récipient, prenez un calibre au diamètre
supérieur de 2 à 3 cm seulement, en pensant que « mieux vous rempoter
souvent qu’avoir un pot trop grand ». D’ailleurs, il n’est pas forcément
nécessaire, à chaque rempotage, d’augmenter les dimensions de la
poterie : c’est le cas pour des plantes comme le Clivia, dont on
débarrasse les racines de la majeure partie de la terre et qui seront
ainsi aisément contenues dans le même récipient. Le Sansevieria,
également aime être « chaussé » à l’étroit, et redoute fortement d’être à
l’aise.
Pratique du rempotage :
La majorité des rempotages effectués à l’intérieur se font à partir des
plantes possédant une motte de terre compacte que l’on replace dans un
récipient légèrement plus grand. Pour dégager aisément cette motte de
l’ancien récipient, arrosez-la tout d’abord copieusement ; cette
précaution évitera la détérioration de la motte au cours de l’opération
et favorisera les chances de reprise. si la motte reste sèche, la terre
qui l’entourera s’imbibera plus facilement, prenant pour elle toute
l’humidité, l’eau ne faisant alors que ruisseler le long de la motte
initiale sans y pénétrer ; et c’est ainsi que, malgré des arrosages
fréquents, la plante peut mourir de soif.
après avoir choisi votre récipient,
placez au fond quelques débris de pot pour assurer le drainage des eaux.
Déposer au fond une poignée de terre pour asseoir la motte. Débarrassez
celle-ci des débris de pot qui se trouvent entre ses racines. Faites
tomber la terre friable aux angles de la motte, de façon à l’arrondir un
peu, et placez-la dans son nouveau récipient en veillant que son niveau
supérieur arrive à quelques centimètres en dessous du rebord du pot,
afin de constituer une cuvette utile pour l’arrosage. La terre est
ensuite glissée entre la motte et le pot et tassée au fur et à mesure.
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