Mais attention à ne pas confondre le
seringat dont le nom scientifique latin est Philadelphus de la famille
des hydrangacées avec le Syringa, appellation botanique du lilas. Il
existe une quarantaine d’espèces qui poussent spontanément dans les pays
tempérés de l’hémisphère nord mais aussi des hybrides très odorants à
fleurs simples ou doubles moins parfumés créés au XIX° siècle.
Conseils de culture :
Le seringat s’installe de préférence en automne et accepte un sol ordinaire neutre à calcaire, bien aéré; il apprécie un endroit plutôt ensoleillé qui favorise sa floraison. Robustes, ces arbustes sont aussi très rustiques et ils ont bien supporté notre hiver 2011 long et froid !
Les variétés à fleurs simples très parfumées comportent quatre ou cinq pétales et un groupe d’étamines jaunes en leur centre. Parfois solitaires et souvent groupées en petits bouquets, elles embaument tellement les jardins qu’on a surnommé le seringat le « jasmin des poètes » et qu’elles symbolisent la persistance de la mémoire.
L’espèce la plus connue est sans doute «
Philadelphus coronarius ». Particulièrement odorant et rustique, il est
l’arbuste de prédilection pour agrémenter une haie. Au jardin, nous
avons aussi adopté une espèce plus petite, aux fleurs doubles
ébouriffées : Le Philadelphus ‘Minnesota Snowflake’. Ses fleurs d’un
blanc éclatant se détachent nettement sur un feuillage vert franc.
Une autre variété aux grandes fleurs doubles possède de superbes corolles ouvertes en coupes bien pleines et fleurit plus tardivement en mai – juin. Très florifère, il illumine les massifs et les talus où ils se dressent orgueilleusement.
Peu d’entretien mais une taille régulière favorisent le bon développement du seringat :
- Laissez la plante se fortifier pendant trois ans avant de réaliser sa première taille. Ensuite, après la floraison, taillez un quart des tiges âgées de plus de trois ans et taillez à 10 cm de leur point de départ toutes les branches ayant fleuri. Coupez toujours au-dessus d’une paire de feuilles. Vous redonnerez ainsi de la vigueur à votre seringat, stimulerez sa prochaine floraison et éviterez qu’il ne « file ». Supprimez les branches âgées ainsi que les tiges les plus fragiles qui feraient trop de « petit bois ».
- Un seringat taillé régulièrement reste vigoureux mais si vous constatez que votre vieux sujet est trop dégarni, n’hésitez pas à le tailler sévèrement, il repartira sur la souche dès le printemps suivant et refleurira rapidement.
- Les jeunes pousses des seringats sont très sensibles aux attaques de pucerons mais évitez de les traiter car vos seringats ne courent aucun danger
Le seringat se bouture aisément :
privilégiez les boutures sur bois sec à réaliser entre septembre et
février. Celles pratiquées sur les seringats à fleurs simples échouent
rarement !
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire